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La France n’a jamais autant exporté d’électricité, et la canicule n’y change rien

Le pays a exporté 51 térawattheures au premier semestre 2026, un record historique. Même la canicule de la semaine passée n’a pas inversé la tendance…

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La France n'a jamais autant exporté d'électricité, et la canicule n'y change rien

Le pays a exporté 51 térawattheures au premier semestre 2026, un record historique. Même la canicule de la semaine passée n’a pas inversé la tendance, signe d’une production abondante.

La France a fracassé son propre record d’exportation d’électricité au premier semestre 2026. Avec 51 térawattheures (TWh) envoyés vers ses voisins, le pays dépasse largement les performances passées. Pour donner une idée, en 2025, le premier semestre n’avait atteint que 37 TWh, même si l’année complète avait culminé à 92 TWh. Cette fois, en seulement six mois, la France a presque égalé le volume d’une année entière de la décennie 2010, comme 2019 qui affichait 55 TWh. Un niveau jamais vu pour cette période.

La canicule récente aurait pu faire grimper la consommation intérieure et réduire les marges d’exportation. Mais les données montrent que même avec une demande légèrement plus forte, le pays reste largement exportateur. Les exportations partent vers presque toutes les frontières. L’Allemagne et la Belgique ont reçu un solde net de 14 TWh, l’Italie autant, et le Royaume-Uni 12 TWh. Seule l’Espagne a fourni un peu d’électricité à la France, avec un solde importateur de 1 TWh, car elle produit aussi à bas prix.

Ce niveau record s’explique par la combinaison du nucléaire et des énergies renouvelables. Ensemble, ils génèrent une production massive qui remplace les énergies fossiles en France et chez les voisins. Tant que la consommation intérieure n’augmente pas, les excédents sont exportés. Cette situation est idéale pour l’avenir. Elle permet d’envisager une électrification massive du pays sans conflit d’usage entre les secteurs comme l’industrie, le numérique, les transports ou les bâtiments. L’électricité bas carbone française est abondante et compétitive sur les marchés, un atout précieux pour la transition énergétique.

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