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Fini le ticket-restaurant en papier, les courses de pâtes et riz deviennent définitives

Une proposition de loi veut moderniser en profondeur l’usage des titres-restaurant pour plus de six millions de salariés. Au menu : dématérialisation…

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Fini le ticket-restaurant en papier, les courses de pâtes et riz deviennent définitives

Une proposition de loi veut moderniser en profondeur l’usage des titres-restaurant pour plus de six millions de salariés. Au menu : dématérialisation totale d’ici 2028 et pérennisation de l’achat de produits de base en supermarché.

Aujourd’hui, un salarié sur cinq reçoit encore ses tickets-restaurant en format papier. Un député a proposé d’en finir avec ce support au 1er janvier 2028. Concrètement, tous les titres passeront au numérique, via une carte ou une application. Fini les petits carnets à découper, place à un paiement directement depuis son téléphone ou sa carte dédiée. Une évolution qui simplifie la vie des utilisateurs et des commerçants, mais qui interroge aussi sur l’accès des personnes moins à l’aise avec le numérique.

Autre changement majeur, l’achat de produits alimentaires de base en grande surface deviendrait une règle permanente. Depuis 2022, une mesure temporaire permettait d’utiliser ses tickets-restaurant pour acheter des pâtes, du riz, de la farine ou des légumes secs dans les supermarchés. Cette dérogation, renouvelée chaque année pour soutenir le pouvoir d’achat en pleine inflation, serait inscrite dans la loi. Les salariés pourraient donc continuer à faire leurs courses de produits non directement consommables sans limite de date. Certains produits comme l’alcool, les confiseries, les aliments pour bébés ou pour animaux seraient toutefois exclus de ce dispositif.

Le troisième point chaud concerne le montant maximum utilisable chaque jour. Actuellement, un salarié peut dépenser jusqu’à 25 euros par jour avec ses titres-restaurant. Les restaurateurs réclament un changement de taille. Ils veulent un plafond différencié 15 euros dans les supermarchés et 25 euros dans les restaurants. L’idée est de rééquilibrer l’usage vers la restauration traditionnelle, alors que 63% des Français privilégient un déjeuner fait maison selon une enquête récente. Seulement 16% mangent au restaurant à midi. Un sondage montre que 50% des personnes interrogées sont favorables à ce double plafonnement, contre 34% d’opposants. Mais le ministre du Commerce a exprimé des réserves, laissant planer le doute sur l’issue de cette réforme.

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