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Sous une chaleur « atroce » des millions d’Américains suffoquent

Des records de température vieux de plus d’un siècle sont tombés à Washington et New York. La moitié est des États-Unis fait face à une canicule…

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Sous une chaleur "atroce" des millions d'Américains suffoquent

Des records de température vieux de plus d’un siècle sont tombés à Washington et New York. La moitié est des États-Unis fait face à une canicule historique qui perturbe déjà les préparatifs du 4 juillet et le Mondial de football.

Le thermomètre a atteint 39°C à Washington jeudi. Un record vieux de 128 ans pour un 2 juillet. À New York, il a grimpé jusqu’à 40°C, une première depuis 2012. Boston n’est pas en reste avec 37°C. Les services météorologiques américains parlent d’une « vague de chaleur dangereuse et record » qui s’étend sur la côte est très peuplée. Et l’humidité rend l’air encore plus lourd. Le mercure devrait rester au-dessus des normales jusqu’au week-end, sans répit la nuit.

Pour ceux qui n’ont pas le choix de rester dehors, c’est un calvaire. June Martin, vendeur à la sauvette de 65 ans près de la Maison Blanche, tente de s’abriter sous un parasol. « Il fait très, très humide. C’est atroce », confie-t-il, le visage en sueur. « Si vous n’avez pas besoin d’être dehors, n’y restez pas. Moi, c’est comme ça que je paie mes factures. » José, ouvrier du BTP à Washington, enchaîne des journées de douze heures sans réduction d’horaire. Il essaie de s’adapter en s’accordant des pauses à l’intérieur toutes les heures. À New York, Trey Parker, père de deux enfants, voit sa climatisation tomber en panne par moments. Il sort avec ses fils pour acheter des glaces et trouver un peu de fraîcheur.

Le réseau électrique new-yorkais est sous forte pression. Le maire a demandé aux habitants de régler leur climatisation à 25,5°C pour éviter une saturation. Une consigne qui a fait grincer des dents. Pendant ce temps, les célébrations du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance ont dû être réorganisées. À Washington, l’ouverture des festivités a été repoussée de 13 heures à 17 heures. Points d’eau renforcés et équipes médicales supplémentaires seront déployés samedi. La Coupe du monde de football, qui se joue actuellement aux États-Unis, n’est pas épargnée. Plusieurs stades sont à ciel ouvert, comme celui de Philadelphie où la France affrontera le Paraguay. Les orages menacent aussi de perturber les matchs. Partout dans le monde, ces vagues de chaleur deviennent plus fréquentes et plus intenses à cause du changement climatique lié aux énergies fossiles.

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