Nous rejoindre sur les réseaux

Europe

La retraite à 67 ans déjà dépassée en Europe

L’Allemagne recommande de travailler au-delà de 67 ans et d’indexer l’âge sur l’espérance de vie. En France, les projections évoquent un départ moyen à…

Article

le

La retraite à 67 ans déjà dépassée en Europe

L’Allemagne recommande de travailler au-delà de 67 ans et d’indexer l’âge sur l’espérance de vie. En France, les projections évoquent un départ moyen à 67,6 ans en 2070.

L’Europe vieillit et ses systèmes de retraite craquent. Les gens vivent plus longtemps, les naissances baissent, et les générations du baby-boom partent massivement à la retraite. Résultat : le nombre de cotisants par retraité fond. En 1970, un Européen de 65 ans pouvait espérer 15 ans de vie supplémentaires. Aujourd’hui, ce chiffre dépasse souvent 20 ans, surtout en France et en Espagne. Pour éviter un déficit chronique, plusieurs pays ont relevé l’âge légal. L’Italie, les Pays-Bas, le Danemark ou la Belgique atteignent déjà ou visent 67 ans. Mais ce seuil, qui semblait la solution, est déjà jugé insuffisant.

L’Allemagne montre la voie la plus ambitieuse. Une commission d’experts, composée d’économistes et de parlementaires, propose d’aller au-delà de 67 ans. Son idée : lier automatiquement l’âge de départ à l’allongement de la vie. Plus on vit longtemps, plus on travaille. Et pour renforcer le système, elle ajoute une cotisation de 2% des revenus, payée à moitié par le salarié et à moitié par l’employeur. Cette somme servirait à financer un petit régime par capitalisation, en complément de la répartition classique. Un mélange public-privé pour sécuriser les pensions.

La France n’est pas à l’abri de ces pressions. Un rapport officiel estime qu’à législation inchangée, l’âge moyen de départ grimperait à 64,4 ans en 2030, puis à 65,8 ans en 2045 et enfin à 67,6 ans en 2070. Soit trois ans de plus que le niveau spontané actuel. Parallèlement, une organisation internationale de coopération économique préconise de lier l’âge de départ à l’espérance de vie, et même d’harmoniser la fiscalité entre retraités et actifs en supprimant un abattement de 10% sur les pensions. À moins d’un an de l’élection présidentielle française, ces recommandations placent les candidats face à un dilemme : assumer une réforme impopulaire ou repousser un débat que les experts jugent urgent.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus