News
L’Europe muscle son jeu face aux géants des puces avec une nouvelle usine géante
Le géant allemand Infineon vient d’inaugurer à Dresde une usine ultra-moderne de semi-conducteurs, trois mois plus tôt que prévu. Un signal fort pour la…


Le géant allemand Infineon vient d’inaugurer à Dresde une usine ultra-moderne de semi-conducteurs, trois mois plus tôt que prévu. Un signal fort pour la souveraineté technologique européenne, qui veut réduire sa dépendance à l’Asie et aux États-Unis.
C’est un investissement de cinq milliards d’euros, le plus gros de l’histoire d’Infineon, dont un milliard subventionné par l’Union européenne. L’usine, baptisée « Smart Power Fab », est entièrement automatisée et conçue pour produire des puces dédiées à la gestion intelligente de l’énergie. On les retrouve dans les voitures électriques, les éoliennes, les panneaux solaires et surtout dans les centres de données, ces mastodontes consommateurs d’électricité devenus essentiels pour l’intelligence artificielle. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, s’est félicité de l’événement par vidéo, saluant une étape cruciale pour l’industrie du pays et de l’Europe toute entière.
L’usine s’inscrit dans le plan « Chips Act » européen, qui vise à doubler la part de l’Europe dans la production mondiale de semi-conducteurs, de 10 à 20% d’ici 2030. Un objectif ambitieux alors que le secteur traverse des turbulences. En 2024, deux projets d’usines de puces ont capoté en Allemagne, à cause de la crise de l’industrie automobile, un marché clé. Celui de l’américain Wolfseed et de l’allemand ZF, ainsi que le projet d’Intel, ont été abandonnés. Infineon, lui, prend le contrepied en misant aussi sur l’IA, pour ne plus dépendre uniquement de l’automobile.
L’usine va créer un millier d’emplois, portant le site de Dresde à plus de 5 000 salariés. Parmi les nouveaux venus, 10 à 20% viennent de l’étranger, de 50 nationalités différentes, des Indiens aux Ukrainiens en passant par les Vietnamiens. La région, surnommée « Silicon Saxony », est l’un des clusters les plus dynamiques d’Europe pour les puces électroniques, une spécialisation qui remonte à l’ancienne RDA. Aujourd’hui, une puce sur trois produite en Europe sort de Saxe. Mais fabriquer une puce coûte cher au départ. Comme le rappelle le directeur de la fédération allemande de l’électronique, la première puce coûte une fortune à cause de l’investissement dans l’usine. Une fois la production lancée, les coûts unitaires chutent. L’usine tournera 24h/24, 7 jours sur 7, avec des équipes en trois-huit. Les salariés devront porter une tenue spéciale, combinaison, masque et cagoule, pour travailler dans des salles blanches où l’air est filtré en permanence, à l’abri de la moindre poussière. Un environnement aseptisé pour des puces qui façonneront notre avenir énergétique et numérique.





Faits DiversEn Ligne 6 joursBédar ville fantôme après l’incendie meurtrier qui a fait 12 morts en Andalousie



PlanèteEn Ligne 5 joursVague de chaleur record 26 millions de Français en alerte rouge



PolitiqueEn Ligne 4 joursLes Écologistes veulent une République verte et citoyenne pour 2027



PlanèteEn Ligne 6 joursLe super typhon Bavi pulvérise Rota des vents à 290 km/h balaient tout



SportsEn Ligne 4 joursCR7 ambassadeur de l’Esports World Cup à Paris



Faits DiversEn Ligne 5 joursCédric Jubillar change son fusil d’épaule et admet avoir tué sa femme



SportsEn Ligne 5 joursLes Bleus font tomber les Wallabies chez eux et rugissent de plaisir



ÉconomieEn Ligne 4 joursLa Fed prête à relever ses taux si l’inflation ne cède pas









Buy Casino Backlinks
2 juillet 2026 at 13 h 55 min
Build confidence with collagen-powered nutrition.