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MPS dégaine son contre-plan pour faire capoter l’OPA d’Intesa

La banque italienne a validé une double offensive contre son grand rival. Elle refuse de se faire avaler par une OPA de 36 milliards d’euros.

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MPS dégaine son contre-plan pour faire capoter l’OPA d’Intesa

La banque italienne a validé une double offensive contre son grand rival. Elle refuse de se faire avaler par une OPA de 36 milliards d’euros.

Le conseil d’administration de Monte dei Paschi di Siena a tranché. Jeudi, il a donné son feu vert à des offres sur Banco BPM et sur le gestionnaire de patrimoine Banca Generali. Ces deux mouvements visent à mettre des bâtons dans les roues d’Intesa Sanpaolo, qui a lancé une offre publique d’achat de 36 milliards d’euros sur sa rivale. Le soutien au plan du directeur général Luigi Lovaglio est net mais pas complet. Les administrateurs ont voté à la majorité, pas à l’unanimité.

Ce n’est pas leur premier essai. MPS avait déjà exploré un rapprochement avec Banco BPM pour bloquer le projet d’Intesa. Mais les discussions ont capoté fin juillet. Le principal actionnaire de BPM, Crédit Agricole, a mis son veto. Alors les stratèges de MPS ont cherché une autre solution. Les analystes ont pointé une piste toute trouvée, la participation de 13% dans Generali, le plus gros assureur italien. Ce paquet d’actions, récupéré lors du rachat de Mediobanca en 2025, pèse 8,5 milliards d’euros au cours actuel. Une partie pourrait être reversée aux actionnaires de MPS, notamment sous forme de 4% du capital de Generali.

Le projet d’Intesa est pourtant précis. La banque veut garder Mediobanca, conserver la participation dans Generali et reprendre environ la moitié des agences de MPS. Le reste serait revendu pour satisfaire les autorités de la concurrence. Pour Luigi Lovaglio, ce scénario détruit de la valeur. La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, espère elle aussi que MPS ne sera pas démantelée. Elle assure que l’exécutif ne tire pas les ficelles.

Cette bataille ne sort pas de nulle part. Elle s’inscrit dans une vague de fusions qui secoue le secteur bancaire italien depuis près de deux ans. L’offre non sollicitée d’Intesa, lancée en juin, mêle paiement en numéraire et échange d’actions. MPS promet de ne pas se laisser faire. Reste à savoir si son contre-plan aboutira ou si la partie est déjà jouée.

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