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Canicule après canicule, l’été 2026 laisse déjà plus de 7 300 morts derrière lui

Deuxième vague de chaleur, deuxième bilan qui s’alourdit. Plus de 7 000 morts en excès depuis le printemps, et le compte n’est pas fini.

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Canicule après canicule, l'été 2026 laisse déjà plus de 7 300 morts derrière lui

Deuxième vague de chaleur, deuxième bilan qui s’alourdit. Plus de 7 000 morts en excès depuis le printemps, et le compte n’est pas fini.

Les fortes chaleurs ont encore frappé, et les chiffres sont tombés. Entre le 3 et le 22 juillet, la France a enregistré 1 243 décès de plus que la normale. Cet excès de mortalité s’ajoute aux 5 764 morts de la vague de fin juin et aux 300 de la fin mai. Au total, l’agence sanitaire compte environ 7 300 décès depuis les premiers épisodes caniculaires de l’année. Un bilan provisoire, mais déjà lourd.

Cette deuxième vague de l’été a été moins intense que la précédente. Elle n’en reste pas moins remarquable par son étendue. Soixante-dix-huit départements ont été touchés, ce qui représente près de 80% de la population. Aucune région n’a été épargnée, sauf la Corse. Et c’est dans les Pays de la Loire que la mortalité a le plus grimpé, avec 236 décès en excès.

Derrière les moyennes, ce sont surtout les plus âgés qui paient le prix fort. Près des trois quarts des morts en excès concernent des personnes de 75 ans et plus. Mais à partir de 45 ans, toutes les tranches d’âge ont été affectées. Les hôpitaux et les Ehpad ont été durement touchés. L’agence relève aussi un signal particulier à domicile, où le nombre de décès a augmenté de manière notable.

Les bilans ne sont pas encore définitifs. Les estimations reposent sur environ 80% des certificats de décès remontés au moment du comptage. Les chiffres vont donc encore évoluer. La vague de juin avait déjà marqué les esprits par sa précocité et sa durée inédites, seize jours, avec une intensité supérieure à celle d’août 2003, cet été meurtrier qui avait laissé 15 000 morts. En parallèle, l’épisode de chaleur en cours depuis fin juillet est déjà le deuxième plus long jamais enregistré dans le pays.

Au-delà de la météo, ces chiffres attisent les tensions politiques. Depuis les premières estimations, le gouvernement est accusé de ne pas avoir anticipé les conséquences de la chaleur sur la santé. Une version définitive du bilan doit être publiée en octobre. En attendant, chaque nouvel épisode rappelle une même réalité. La chaleur n’est pas qu’une question de confort, c’est une question de vie.

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