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Un été de tous les extrêmes dans l’hexagone

Jamais autant de stations météo n’ont franchi la barre des 40°C en France, et certaines villes découvrent cette chaleur pour la première fois de leur…

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Un été de tous les extrêmes dans l'hexagone

Jamais autant de stations météo n’ont franchi la barre des 40°C en France, et certaines villes découvrent cette chaleur pour la première fois de leur histoire.

L’été 2026 restera gravé dans les annales. Sur près de 1.300 stations du réseau principal suivies depuis au moins 25 ans, 573 ont vu le mercure atteindre ou dépasser 40°C à un moment ou à un autre. À titre de comparaison, les étés caniculaires de 2003 et 2019 n’avaient concerné que 292 et 394 stations. Mais le plus frappant reste l’arrivée de ce seuil dans des terres qui ne l’avaient jamais connu. Plus de 80 stations ont enregistré leur tout premier 40°C depuis leur installation. C’est le cas dans l’agglomération strasbourgeoise, où deux postes de mesure actifs depuis les années 1920 sont passés au-dessus de cette limite, alors que la ville compte plus d’un demi-million d’habitants. Metz, Alençon, Mulhouse et Tarbes ont elles aussi découvert cette chaleur extrême pour la première fois cet été.

Derrière ces premières fois se cache un autre phénomène tout aussi inquiétant, la durée. Dans le centre de la France, des zones entières de l’Indre et de la Haute-Vienne ont enchaîné les journées à plus de 40°C. Le village de Neuvy-Saint-Sépulchre, avec ses 1.600 habitants, n’avait jamais approché ce seuil depuis que sa station fonctionne, soit depuis 1909. Cette année, la barre a été franchie sept fois entre le 21 et le 29 juin, avec un pic à 41,8°C, puis encore deux fois à la mi-août avec 40,4°C. À une trentaine de kilomètres de là, le poste de Pruniers, actif depuis 1942, avait seulement connu sept journées au-dessus de 40°C en cumulé sur les années 2022 et 2025. En 2026, il en a compté 18, dont une semaine entière fin juin avec deux pointes à 45°C.

Cette intensité sur la durée est sans précédent dans les données disponibles depuis 1950. Aucune des 1.300 stations analysées n’avait jamais accumulé autant de jours de chaleur aussi forte au cours d’un même été. Au total, les relevés montrent 2.153 journées où le thermomètre a franchi les 40°C sur l’ensemble du réseau, un chiffre qui écrase le précédent record, celui de 2003 avec 966 journées. Derrière les records, ce sont bien les conditions de vie qui changent, et la capacité des villes comme des campagnes à s’adapter à un été qui ne ressemble plus à aucun de ceux qu’on a connus.

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