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Natalie Harp, l’ombre blonde qui ne lâche jamais Donald Trump

Elle est devenue une pièce maîtresse du quotidien du président américain. Retour sur le parcours et l’influence de Natalie Harp, l’assistante qui affole…

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Natalie Harp, l'ombre blonde qui ne lâche jamais Donald Trump

Elle est devenue une pièce maîtresse du quotidien du président américain. Retour sur le parcours et l’influence de Natalie Harp, l’assistante qui affole Washington.

À 35 ans, Natalie Harp occupe une place singulière dans l’entourage du locataire de la Maison Blanche. Officiellement, elle cumule deux postes, assistante spéciale et assistante exécutive, pour un salaire annuel de 150 000 dollars. Officieusement, son rôle dépasse de loin les fiches de poste. Ceux qui observent le pouvoir la comparent à une présence réconfortante, toujours disponible, toujours fidèle, aux côtés d’un président de 80 ans qui ne supporte guère la solitude.

Sa proximité avec le chef de l’État saute aux yeux sur les photos officielles. Qu’il s’agisse d’accueillir les dépouilles de soldats morts au Moyen-Orient ou de passer un week-end sur un terrain de golf, elle est là. Récemment, elle a même accompagné Donald Trump lors d’un transfert rocambolesque en Turquie, à bord d’un camion de ravitaillement, une opération qui s’est faite sans plusieurs hauts responsables, dont le chef de la diplomatie Marco Rubio.

Cette omniprésence n’a pas échappé au sénateur démocrate Jon Ossoff. Lors d’un meeting, il a lancé que le président ne voulait plus faire son travail, mais construire sa salle de bal et voyager avec Natalie. La sortie a provoqué une déferlante de réactions parmi les soutiens du milliardaire et une pluie de moqueries en ligne. La Maison Blanche a répliqué en vantant la loyauté et l’ardeur au travail de l’assistante, tout en accusant les médias de s’éloigner des vraies informations.

Sa réputation dépasse les simples fonctions de secrétariat. Surnommée « l’imprimante humaine », elle fournit en continu au président des documents papier, lui qui préfère de loin le papier aux écrans. On lui prête aussi un rôle majeur dans l’alimentation du réseau Truth Social, où se mêlent annonces diplomatiques, insultes et montages visuels. Un lien très fort est né après qu’elle a raconté à la télévision que Donald Trump lui avait sauvé la vie pendant son cancer des os. En 2019, lors d’une convention religieuse, elle l’a présenté comme son « bon Samaritain » avant de promettre de se battre pour lui, la voix brisée par l’émotion.

Son parcours interroge aussi. Elle a travaillé pour une chaîne proche de l’extrême droite et a relayé les accusations infondées de fraude électorale après la présidentielle de 2020. Depuis quelques jours, Washington s’écharpe sur son influence réelle. Une anecdote raconte qu’elle se serait glissée dans le coffre d’une voiture pour suivre le président lors d’un déplacement judiciaire à New York. Des lettres qu’elle lui aurait adressées en 2023, d’une ferveur troublante, auraient inquiété l’entourage du président. Certains y voient une dérive, d’autres dénoncent une lecture misogyne. Les démocrates, eux, s’interrogent sur l’influence d’une salariée payée sur fonds publics, non sans rappeler les attaques sexistes régulièrement lancées par Donald Trump lui-même.

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