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La bataille pour diriger l’ONU s’intensifie derrière des portes closes

Rebeca Grynspan caracole en tête du deuxième vote indicatif du Conseil de sécurité. Mais rien n’est joué dans une course à la direction des Nations unies…

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La bataille pour diriger l'ONU s'intensifie derrière des portes closes

Rebeca Grynspan caracole en tête du deuxième vote indicatif du Conseil de sécurité. Mais rien n’est joué dans une course à la direction des Nations unies pleine d’inconnues.

Les 15 membres du Conseil de sécurité se retrouvent à huis clos vendredi pour un nouveau scrutin secret. Chacun doit attribuer une mention à chaque candidat, pour l’encourager, le décourager ou rester neutre. Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et patronne de l’agence de l’ONU pour le commerce et le développement, avait dominé le premier vote du 30 juillet. Les diplomates s’attendent à ce que la répartition des voix bouge cette fois.

Ce processus ne sert pas seulement à dégager une favorite. Il permet aussi d’envoyer certains prétendants vers la sortie. Selon Daniel Forti, analyste à l’International Crisis Group, plusieurs candidats risquent de comprendre que leur campagne touche à sa fin. L’organisation traverse pourtant l’une des périodes les plus rudes de son histoire. Le multilatéralisme s’affaiblit, le Conseil sécurité est profondément divisé et les finances sont exsangues. Les États-Unis de Donald Trump contestent régulièrement le rôle de l’institution et menacent ses financements, ce qui met en péril les opérations humanitaires et les missions de paix.

Pour l’emporter, un candidat doit réunir au moins neuf voix tout en évitant le veto des cinq membres permanents. Ensuite, l’Assemblée générale entérine la recommandation sans discuter. La tradition exige une alternance entre continents et l’Amérique latine estime que son tour est venu. Beaucoup de pays poussent aussi pour qu’une femme prenne enfin la tête des Nations unies.

Le chemin reste semé d’embûches. Outre Grynspan, huit postulants sont en lice, dont l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, le patron de l’agence nucléaire internationale Rafael Grossi, l’ex-présidente chilienne Michelle Bachelet, l’Équatorienne Maria Fernanda Espinosa, l’Ougandais Olara Otunnu, l’ancien président sénégalais Macky Sall et l’Équatorienne Ivonne A-Baki. Les préférences des grandes puissances demeurent un mystère. Le représentant russe a même glissé que de nouveaux visages pourraient surgir si les actuels candidats restent bloqués. Une hypothèse de plus dans un scénario déjà très incertain.

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