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Casseroles et selfies bâclés : le premier pas de campagne de Le Pen et Bardella vire au fiasco

Marine Le Pen et Jordan Bardella ont voulu lancer leur campagne présidentielle sur un marché de la Sarthe. Résultat : un bain de foule écourté, des…

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Casseroles et selfies bâclés : le premier pas de campagne de Le Pen et Bardella vire au fiasco

Marine Le Pen et Jordan Bardella ont voulu lancer leur campagne présidentielle sur un marché de la Sarthe. Résultat : un bain de foule écourté, des manifestants bruyants et une candidate qui préfère parler de ses adversaires que de son bracelet électronique potentiel.

C’était censé être un démarrage en fanfare. Marine Le Pen, tout juste déclarée candidate malgré sa condamnation en appel, a choisi La Flèche pour son premier déplacement avec Jordan Bardella. Une ville conquise par le RN en mars, et un symbole fort pour la dirigeante qui voulait montrer que rien ne l’arrête. Mais avant même leur arrivée, une centaine de manifestants armés de casseroles et de drapeaux LFI ou écologistes s’étaient postés près du marché. « Pas de délinquants au gouvernement ! », ont-ils scandé, tandis que des sympathisants répondaient « Marine présidente ». Le face-à-face était tendu, sonore, et surtout imprévu.

Au lieu de serrer des mains pendant une heure, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont dû interrompre leur déambulation au bout de vingt minutes. Ils ont enchaîné les selfies à la va-vite, puis se sont engouffrés dans une voiture pour filer à l’Hôtel de Ville. Le maire de La Flèche, Romain Lemoine, a minimisé l’incident, parlant d’un « bruit de casseroles très marginal » face à un « accueil très favorable ». Mais dans les faits, la séquence donne un avant-goût de ce qui attend le duo pendant la campagne. Marine Le Pen, elle, a lancé un appel au ministère de l’Intérieur pour garantir « des conditions normales à tous les candidats ». Un peu comme si elle anticipait déjà d’autres perturbations.

Sur le fond, Marine Le Pen a surtout évité les questions qui fâchent. Interrogée sur son pourvoi en cassation et la possibilité de porter un bracelet électronique début 2027, elle a balayé avec un « avec des si on met Paris en bouteille ». Pas question de passer la campagne à faire des analyses juridiques, a-t-elle insisté, préférant renvoyer ses adversaires à leur manque de propositions. Jordan Bardella, lui, s’est fait plus discret, affirmant qu’il n’y avait « ni soulagement ni déception » et que les deux leaders continueraient de travailler main dans la main. Mais pour le moment, c’est surtout le bruit des casseroles qui a rythmé le premier pas de leur campagne.

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