Économie
La tech sauve les marchés mais la santé et le Moyen-Orient inquiètent
Wall Street et les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé ce jeudi. Entre rebond des valeurs technologiques et tensions géopolitiques, les…

Wall Street et les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé ce jeudi. Entre rebond des valeurs technologiques et tensions géopolitiques, les investisseurs tentent de trouver un équilibre.
Les marchés financiers n’arrivent pas à se mettre d’accord. D’un côté, les valeurs technologiques repartent à la hausse en Europe et aux États-Unis. Le secteur des semi-conducteurs, qui avait récemment marqué une pause après un trimestre historique, bondit de plus de 1% en Europe. Des entreprises comme ASML, STMicroelectronics ou Soitec grimpent entre 2% et 12%. Ce rebond s’explique par une bonne nouvelle en provenance de Chine. Pékin pourrait autoriser ses entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle à acheter de manière limitée les puces H20 de Nvidia, le leader mondial. De quoi relancer la demande pour les infrastructures liées à l’IA. Dans le même temps, les investisseurs se préparent à la saison des résultats du deuxième trimestre, notamment dans les logiciels. Des géants comme SAP, Dassault Systèmes ou Capgemini sont particulièrement surveillés.
Mais tout n’est pas rose. Le secteur de la santé, lui, est à la peine. AstraZeneca chute de près de 10% après l’échec de son médicament contre les maladies du système nerveux, développé avec la société américaine Ionis. L’essai clinique n’a pas atteint son objectif principal. Ce mauvais résultat plombe la Bourse de Londres, où le FTSE recule de 0,72%. En France, le CAC 40 gagne 0,32% grâce à la tech, tandis qu’à Francfort, le Dax avance légèrement. À Wall Street, les futures annoncent une ouverture en ordre dispersé : le Dow Jones perdrait 0,15% tandis que le Nasdaq gagnerait 0,43%. Les investisseurs semblent moins paniqués qu’hier par les tensions au Moyen-Orient, malgré les nouvelles frappes américaines contre l’Iran et les tirs iraniens visant le Koweït, le Qatar et Bahreïn.
Les conséquences de ces frappes se font surtout sentir sur le pétrole. Le baril de Brent grimpe à 78,31 dollars, le brut américain à 73,75 dollars, des niveaux plus vus depuis le 22 juin. La menace sur le détroit d’Ormuz, passage clé pour le transport de pétrole, alimente les craintes. Et cela a un effet sur l’inflation, déjà au centre des préoccupations des banques centrales. Aux États-Unis, la Réserve fédérale a montré dans ses minutes qu’elle était très inquiète de l’inflation persistante. Les marchés anticipent désormais une hausse des taux d’intérêt cette année avec une probabilité de 87%. En Europe, la BCE pourrait aussi resserrer sa politique monétaire. Résultat, les rendements obligataires montent. Le taux du Bund allemand à dix ans reste proche de 3,07%. Le dollar est stable, mais le yen reste faible à 162 yens pour un dollar, ce qui pourrait pousser les autorités japonaises à intervenir. En résumé, entre espoirs technologiques, doutes sanitaires et tensions géopolitiques, les marchés naviguent à vue.
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