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Berlin muscle sa dissuasion face à Moscou avec des missiles américains

L’Allemagne va bientôt accueillir des missiles Tomahawk sur son sol, une décision qui change la donne stratégique en Europe. Le chancelier Friedrich Merz…

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Berlin muscle sa dissuasion face à Moscou avec des missiles américains

L’Allemagne va bientôt accueillir des missiles Tomahawk sur son sol, une décision qui change la donne stratégique en Europe. Le chancelier Friedrich Merz a annoncé l’approbation de la vente par les États-Unis, alors que le projet était suspendu depuis plusieurs mois.

Le 8 juillet, en marge du sommet de l’Otan, Friedrich Merz a confirmé devant les députés que les États-Unis avaient donné leur feu vert pour déployer des missiles de croisière Tomahawk en Allemagne. Une date précise n’a pas été communiquée, mais l’enjeu est clair : combler ce que le chancelier appelle une « lacune stratégique importante » dans la défense du pays. Ces missiles à portée intermédiaire sont considérés comme un pilier de la dissuasion face à la Russie, qui a déjà installé des missiles Iskander dans son enclave de Kaliningrad, capables de viser des cibles en Europe.

Pourtant, ce projet était loin d’être acquis. En mai dernier, Friedrich Merz lui-même avait semblé enterrer l’idée, évoquant une pénurie de Tomahawks due aux guerres en Iran et en Ukraine. « Les Américains n’en ont pas assez actuellement, il est quasiment impossible qu’ils renoncent à ces systèmes », avait-il alors expliqué. L’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche avait aussi refroidi les ardeurs, avec l’annonce d’un retrait de troupes américaines stationnées en Allemagne. Mais finalement, la vente a été approuvée, et Berlin espère ne plus dépendre entièrement de Washington.

Car le vrai problème, c’est l’absence de capacités européennes équivalentes. Les Européens n’ont aujourd’hui aucun missile de croisière de ce type en propre et doivent compter sur les États-Unis. Friedrich Merz l’a reconnu en annonçant que l’Allemagne allait travailler en parallèle au développement de systèmes européens. Une manière de préparer l’avenir, alors que la guerre en Ukraine, qui dure depuis plus de quatre ans, a ravivé la nécessité de stationner des missiles à moyenne portée sur le continent. La Russie montre ses muscles, et l’Europe cherche à répondre sans rester sous tutelle américaine.

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