Monde
L’Iran et les États-Unis échangent des frappes dans le Golfe
Les États-Unis ont bombardé des cibles iraniennes cette nuit. En représailles, Téhéran a attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.


Les États-Unis ont bombardé des cibles iraniennes cette nuit. En représailles, Téhéran a attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.
L’armée américaine a annoncé avoir visé environ 90 sites militaires iraniens le long du littoral. Parmi eux des systèmes de défense aérienne, des moyens de surveillance, des dépôts de missiles et de drones, ainsi que des capacités navales et des infrastructures logistiques. Le Commandement central américain justifie ces frappes par la nécessité de protéger le trafic commercial dans le détroit d’Ormuz, une voie d’eau essentielle pour le transport pétrolier mondial. Donald Trump a menacé depuis son réseau Truth Social : si l’Iran récidive, « ce sera bien pire ». Les bombardements ont provoqué des coupures d’électricité dans certaines zones iraniennes.
L’Iran n’a pas tardé à répondre. Les Gardiens de la révolution affirment avoir attaqué deux bases américaines au Koweït et deux autres à Bahreïn. Les défenses aériennes du Koweït disent avoir repoussé des roquettes et des drones. À Bahreïn, les sirènes d’alerte ont retenti à deux reprises. Téhéran prévient que sa riposte pourra s’étendre à d’autres bases dans la région si Washington frappe de nouveau. Mohammad Baqer Qalibaf, négociateur en chef iranien, écrit sur X : « Si vous frappez, vous essuierez une riposte ». Il ajoute que le détroit d’Ormuz ne sera rouvert qu’aux conditions fixées par l’Iran.
Cette escalade s’inscrit dans une série d’affrontements. Mardi déjà, les États-Unis avaient mené des frappes en réponse à une attaque imputée à Téhéran contre des pétroliers. Un protocole d’accord prévoyait un rétablissement complet de la circulation dans le détroit pour soixante jours. Mais les hostilités ont repris de plus belle. Pourtant, dans la nuit, Donald Trump a déclaré que l’Iran venait de prendre contact et souhaitait « conclure un accord ». Un revirement soudain alors que les sirènes hurlent encore au Koweït et à Bahreïn. La situation reste explosive, mais une porte de sortie diplomatique semble s’entrouvrir.
À lire aussi





Faits DiversEn Ligne 5 joursLe pare-feu sauvage du Cap-Ferret devant la justice



PlanèteEn Ligne 6 joursLe narval et sa corne mythique livrent leur secret à la science



PlanèteEn Ligne 3 joursQuand la mer avance, ces restaurants de plage n’ont plus le droit de rester



SociétéEn Ligne 2 joursJuifs orthodoxes dans les Alpes, une phrase déclenche la polémique



Faits DiversEn Ligne 3 joursElle a filmé, fui et fait tomber un magnat des assurances



PolitiqueEn Ligne 2 joursAvec une foule record à leurs universités d’été, les Insoumis sentent la victoire proche



EuropeEn Ligne 4 joursNigel Farage réélu mais rattrapé par l’enquête sur ses finances



PlanèteEn Ligne 4 joursSix départements du sud-est placés sous alerte orageuse et la Corse redoute une nuit sous tension








