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Le Maroc mise sur ses talents nés en France pour défier les Bleus

Ce jeudi à Boston, la France retrouve le Maroc en quart de finale de la Coupe du monde 2026. Mais six des 26 Lions de l’Atlas sont nés en France et…

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Le Maroc mise sur ses talents nés en France pour défier les Bleus

Ce jeudi à Boston, la France retrouve le Maroc en quart de finale de la Coupe du monde 2026. Mais six des 26 Lions de l’Atlas sont nés en France et pourraient faire mal aux Bleus.

Quatre ans après leur demi-finale au Qatar, les deux équipes se retrouvent sur la scène mondiale. Et le Maroc n’a jamais été aussi français. Sur les 26 joueurs retenus pour cette 23e édition, seuls huit sont nés au Maroc. Les autres viennent du Canada, d’Espagne, de Belgique, des Pays-Bas… et surtout de France. Six Franco-Marocains exactement. Une tendance qui s’inscrit dans une internationalisation massive des sélections, avec 23% des 1248 joueurs de la Coupe du monde nés à l’étranger, contre 11% en 2018.

Parmi ces binationaux, trois ont déjà porté le maillot tricolore en jeunes. Issa Diop et Redouane Halhal en défense centrale, Ayyoub Bouaddi au milieu. Ils étaient titulaires lors du huitième de finale contre le Canada et devraient l’être ce soir. Neil El Aynaoui, lui, dirige l’entrejeu aux côtés du prometteur Lillois, considéré jusqu’à son changement de nationalité comme l’avenir du football français à son poste. Deux autres, Samir El Mourabet et Gessime Yassine, champions du monde U20 avec le Maroc l’an dernier, débuteront sur le banc. Ils ont été formés en France et connaissent parfaitement leurs adversaires.

Le président de la Fédération française, Philippe Diallo, estimait en 2023 que les Bleus n’avaient pas à se plaindre vu leurs résultats exceptionnels depuis vingt-cinq ans. Mais si Ayyoub Bouaddi et ses coéquipiers éliminent la France ce soir, ce regard pourrait changer. Pour l’instant, c’est juste un quart de finale aux airs de revanche, avec six joueurs qui ont grandi entre deux drapeaux et qui veulent prouver qu’ils ont fait le bon choix.

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