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Volkswagen sous pression maximale pour ses usines allemandes

Le constructeur automobile veut fermer quatre sites et supprimer des dizaines de milliers de postes. Ce jeudi, le conseil de surveillance doit valider ou…

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Volkswagen sous pression maximale pour ses usines allemandes

Le constructeur automobile veut fermer quatre sites et supprimer des dizaines de milliers de postes. Ce jeudi, le conseil de surveillance doit valider ou enterrer ce plan de restructuration sans précédent.

La réunion qui se tient aujourd’hui au siège de Volkswagen, à Wolfsburg, s’annonce explosive. Oliver Blume, le patron du groupe, doit convaincre les représentants syndicaux d’accepter des coupes massives. En ligne de mire, la fermeture de quatre usines allemandes Hanovre, Emden, Zwickau et Neckarsulm ainsi que la suppression de 100.000 emplois. Jamais le géant de l’automobile n’avait envisagé une restructuration aussi radicale. Mais la pression est immense. Les coûts élevés sur le marché intérieur, la concurrence chinoise qui monte en puissance et les menaces de droits de douane américains poussent Volkswagen à revoir son modèle économique. Les familles Porsche et Piech, principaux actionnaires, voient la valeur de leurs actions fondre de plusieurs dizaines de milliards d’euros ces dernières années. Elles attendent des décisions rapides et fortes.

Le plan de Blume repose sur un constat simple les usines du groupe en Allemagne tournent bien en dessous de leur capacité. Selon les données disponibles, les sites fonctionneront à 81% de leur capacité normale en 2026, puis à seulement 73% d’ici 2030, même après le retrait prévu de l’usine d’Osnabrück. Zwickau, par exemple, affiche 88% d’utilisation en 2026, mais ce taux chuterait à 42% à la fin de la décennie. Des chiffres qui justifient, pour la direction, une réduction drastique des surcapacités. Un porte-parole de Volkswagen a expliqué que l’entreprise doit rationaliser ses investissements et simplifier ses structures. Il a reconnu que des suppressions d’emplois sont inévitables. Le groupe cherche aussi des alternatives pour ses sites sous-exploités, comme un partenariat dans la défense pour l’usine d’Osnabrück ou la production en Allemagne de modèles destinés au marché chinois.

De l’autre côté, les syndicats ne comptent pas laisser faire. IG Metall, le principal syndicat industriel allemand, a appelé les salariés d’une vingtaine de sites à manifester partout dans le pays. Christiane Benner, la présidente d’IG Metall et vice-présidente du conseil de surveillance de Volkswagen, a lancé un avertissement clair. Elle exige que le groupe et les politiques proposent des solutions pour garantir le plein fonctionnement des usines et protéger les emplois contre une concurrence jugée déloyale. Le précédent accord de restructuration, fin 2024, avait obtenu l’engagement de la direction de ne fermer aucune usine en Allemagne. Aujourd’hui, cet engagement semble voler en éclats. La réunion de ce jeudi pourrait sceller l’avenir de dizaines de milliers de salariés et redéfinir le paysage automobile allemand.

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