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L’Allemagne surprend avec ses exportations malgré la guerre en Iran

Berlin a dévoilé des chiffres inattendus pour le mois de mai. Les ventes allemandes à l’étranger ont grimpé pour le quatrième mois consécutif, portées par…

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L'Allemagne surprend avec ses exportations malgré la guerre en Iran

Berlin a dévoilé des chiffres inattendus pour le mois de mai. Les ventes allemandes à l’étranger ont grimpé pour le quatrième mois consécutif, portées par les commandes américaines et chinoises, même si l’industrie locale reste fragilisée.

Les exportations allemandes ont atteint 137,9 milliards d’euros en mai, en hausse de 0,9% par rapport au mois précédent. Ce résultat a pris les analystes de court. Eux qui tablaient sur une baisse de 1,0% ont été démentis par la réalité du terrain. Dans le même temps, les importations ont chuté de 2,5% pour tomber à 118,8 milliards d’euros. Résultat direct, le solde positif de la balance commerciale allemande a grimpé à 19,1 milliards d’euros. Une bonne nouvelle pour la première économie européenne, surtout dans un contexte tendu par la guerre en Iran.

Les États-Unis restent le premier client de l’Allemagne, avec des ventes qui ont bondi de 23,1% sur un mois pour atteindre 14,1 milliards d’euros. La Chine n’est pas en reste, avec une progression de 7,1% des exportations allemandes, à 6,2 milliards d’euros. En revanche, les échanges avec l’Union européenne ont marqué le pas. Les exportations vers les voisins européens ont reculé de 1,1% et les importations de 2,5%. Une divergence qui montre à quel point l’économie allemande mise désormais sur les marchés extra-européens pour compenser une demande interne et régionale en berne.

Deux autres indicateurs viennent apporter un peu d’air au secteur manufacturier. La production industrielle a augmenté de 0,9% sur un mois et les carnets de commandes se sont étoffés de 1,9%. Le chancelier Friedrich Merz a salué des signaux encourageants devant le Bundestag, tout en reconnaissant que certaines branches restent en pleine crise. La chimie, les machines-outils et surtout l’automobile traversent une zone de turbulences. Chez Volkswagen, un plan de restructuration sans précédent doit être discuté. Les salariés promettent déjà de s’y opposer. Le paradoxe allemand est là des chiffres macroéconomiques qui surprennent par leur vigueur, mais une industrie de base qui souffre en silence.

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