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L’attentat de la rue des Rosiers en 1982 va enfin devant la justice

Près de 43 ans après l’attaque meurtrière contre un restaurant juif à Paris, la justice française vient de valider le renvoi en procès d’un des suspects.…

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L'attentat de la rue des Rosiers en 1982 va enfin devant la justice

Près de 43 ans après l’attaque meurtrière contre un restaurant juif à Paris, la justice française vient de valider le renvoi en procès d’un des suspects. Un pas décisif pour les victimes, qui attendent depuis des décennies.

Le 9 août 1982, une attaque à la grenade et au pistolet-mitrailleur plongeait le quartier du Marais dans l’horreur. Bilan six morts et 22 blessés dans un restaurant, Jo Goldenberg. Un attentat antisémite resté longtemps sans procès. Mercredi, la cour d’appel de Paris a tranché elle s’est déclarée compétente pour juger Hicham Harb, l’homme que l’accusation présente comme le chef du commando et l’un des tireurs. Sa demande d’annulation de son extradition a été rejetée. Direction les assises.

La défense de ce Palestinien de 71 ans, arrêté en Cisjordanie en septembre 2025 puis extradé vers la France mi-avril, criait au coup politique. Selon ses avocats, son transfert aurait servi de monnaie d’échange avec la reconnaissance de l’État de Palestine par Paris. Un argument balayé par le parquet général début juin la gravité de l’attaque, attribuée au groupe dissident palestinien Fatah-CR d’Abou Nidal, a primé. Pour l’accusation, rien de politique dans cette remise aux autorités françaises. Hicham Harb est depuis placé à l’isolement à la prison de Fresnes, en rémission de deux cancers, selon son avocate qui s’inquiète de son état de santé.

Il ne sera pas seul sur le banc des accusés. Hazza Taha, né en Cisjordanie, est soupçonné d’avoir caché des armes et reste sous contrôle judiciaire. Abou Zayed, un Norvégien d’origine palestinienne considéré comme un autre tireur, est détenu en France depuis 2020. Deux suspects jordaniens, eux, n’ont pas été extradés leur pays a refusé. « Après plus de quarante ans de douleur, les victimes n’attendent ni compassion ni manœuvres » a réagi l’avocat d’un survivant et de proches de blessés. « Elles attendent un jugement. » Un procès historique se dessine, pour solder enfin l’une des pages les plus sombres de l’antisémitisme en France.

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