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Des marins thaïlandais attaqués en mer portent plainte contre leur employeur

Ils ont survécu à une frappe en pleine guerre, mais ont perdu leur travail et leur santé mentale. Trois marins thaïlandais assignent leur ancien armateur…

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Des marins thaïlandais attaqués en mer portent plainte contre leur employeur

Ils ont survécu à une frappe en pleine guerre, mais ont perdu leur travail et leur santé mentale. Trois marins thaïlandais assignent leur ancien armateur et le capitaine devant la justice.

Le 11 mars dernier, le cargo Mayuree Naree traversait le détroit d’Ormuz quand il a été touché par une attaque iranienne. Bilan trois morts parmi l’équipage thaïlandais et vingt rescapés. Aujourd’hui, trois des survivants ont décidé de ne pas en rester là. Vendredi, ils ont saisi le tribunal central du travail de Bangkok contre le propriétaire du navire, la société Precious Shipping, deux filiales et le capitaine. Leur avocat explique qu’ils ont été licenciés après l’incident et souffrent désormais de troubles de stress post-traumatique sévères.

La plainte reproche aux entreprises d’avoir envoyé le bateau dans une zone de guerre sans prendre les précautions nécessaires. Selon les plaignants, traverser le détroit à ce moment-là, alors que les frappes américano-israéliennes contre l’Iran avaient déjà provoqué des représailles, relevait de la négligence. Le capitaine est aussi visé pour avoir mis en danger la vie de l’équipage. Les trois marins, Panithi Tumkaew, Noppadon Wongsuvan et Suradech Manpuen, affirment n’avoir reçu qu’une indemnité de deux mois de salaire avant d’être remerciés en avril, alors que leurs contrats de neuf mois n’étaient pas terminés.

De son côté, Precious Shipping assure avoir respecté la loi et rempli ses obligations. Dans un communiqué, l’armateur dit avoir apporté un soutien médical et psychologique après l’attaque. Il précise ne pas avoir été officiellement informé de la plainte et ne peut donc pas commenter les accusations en détail. L’avocat des plaignants précise que le diagnostic de stress post-traumatique a été confirmé par des médecins. Selon eux, la guérison pourrait prendre plus d’un an. La première audience est fixée au 28 septembre.

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