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Le super-typhon Bavi pulvérise les îles du Pacifique américain

Des vents dignes d’une tornade ont balayé Rota et Guam. La population est confinée, les secours peinent à intervenir et le bilan humain n’est pas encore…

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Le super-typhon Bavi pulvérise les îles du Pacifique américain

Des vents dignes d’une tornade ont balayé Rota et Guam. La population est confinée, les secours peinent à intervenir et le bilan humain n’est pas encore connu.

Lundi, le super-typhon Bavi a frappé de plein fouet l’archipel des Mariannes du Nord et l’île de Guam, territoires américains du Pacifique. Sur Rota, la plus méridionale des Mariannes, les rafales ont atteint 290 km/h, de quoi déraciner les arbres, arracher les lampadaires et retourner les voitures. Les 1 500 habitants avaient été appelés à se mettre à l’abri. Un responsable local a raconté une tempête « énorme, vraiment énorme », avec une coupure d’électricité et de communications qui a duré près de huit heures. « Des gens nous rapportent déjà des dégâts majeurs », a confié le porte-parole du centre de crise municipal, alors que les opérations de secours étaient entravées par les conditions météo.

À Guam, située à 80 km de Rota, le paysage est chaotique. Des dizaines de routes principales sont impraticables, des véhicules gisent sur le flanc, des troncs d’arbres barrent la chaussée. Les autorités lancent un appel clair à la population ne prenez pas la route, chaque véhicule supplémentaire gêne les secours et retarde le déblaiement. Le service météorologique américain avait prévenu que la majeure partie de Rota risquait d’être inhabitable pendant des semaines, voire plus. Les vents y étaient comparables à ceux d’une tornade. Peu à peu, le typhon s’éloigne vers l’ouest, et un météorologue a annoncé une amélioration progressive des conditions, même si les îles de Tinian et le sud de Saipan ont subi des rafales équivalentes à un ouragan de catégorie 1.

Ces territoires, qui comptent environ 210 000 habitants, ne sortent pas d’une période difficile. En avril, le typhon Sinlaku avait déjà privé d’électricité des dizaines de milliers de personnes. Un habitant de Saipan se souvient de l’inondation de sa maison et des plafonds endommagés par les vents violents une expérience traumatisante. Quelques centaines de personnes à Guam ont trouvé refuge dans un hôtel équipé d’un générateur pour deux à trois jours. Par ailleurs, cinq centres d’évacuation ont été ouverts, et des stocks d’eau, de repas et de lits de camp ont été déployés. Les météorologues redoutent que le phénomène El Niño, qui réchauffe les eaux du Pacifique, n’aggrave encore les catastrophes cette année. L’un d’eux s’inquiète nous allons être beaucoup plus occupés que ces dernières années, d’autant que les océans viennent de connaître leur mois de juin le plus chaud jamais enregistré.

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