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Le 27 octobre, l’heure de vérité pour Netanyahou

Les Israéliens éliront leur nouveau Parlement en octobre. Ce vote intervient un an et demi après l’attaque du Hamas et s’annonce comme un jugement…

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Le 27 octobre, l'heure de vérité pour Netanyahou

Les Israéliens éliront leur nouveau Parlement en octobre. Ce vote intervient un an et demi après l’attaque du Hamas et s’annonce comme un jugement populaire sur le Premier ministre, affaibli par les critiques et la lassitude.

La date est fixée. Le 27 octobre, les Israéliens retourneront aux urnes pour des législatives très attendues. Ce sera le premier scrutin national depuis le 7 octobre 2023, journée qui a changé le visage du pays. Pour la première fois depuis des décennies, la coalition au pouvoir a tenu jusqu’au bout de ses quatre ans, sans dissolution anticipée. Mais l’ambiance n’a rien d’une fête. La guerre à Gaza et les autres fronts ouverts pèsent lourd. Benjamin Netanyahou, le plus vieux Premier ministre de l’histoire d’Israël, se présente pour un nouveau mandat. Il promet la victoire, mais sa cote de popularité dégringole.

Les sondages sont clairs. Une majorité d’Israéliens ne veulent plus de lui. Ils lui reprochent d’abord les failles sécuritaires qui ont permis l’attaque sanglante du Hamas. Ils lui reprochent aussi de n’avoir pas tenu sa promesse de « victoire totale » sur le mouvement islamiste et le Hezbollah libanais. Un récent sondage de l’Université hébraïque de Jérusalem montre que plus de 92% des Israéliens estiment que l’Iran a gagné la guerre régionale. Le soutien à Netanyahou comme Premier ministre est tombé de 40,5% en mars à 29,4% en juin. Son principal rival aujourd’hui s’appelle Gadi Eisenkot, un ancien chef d’état-major. La colère autour du 7-Octobre reste brûlante et continue de miner sa crédibilité.

Plusieurs sujets explosifs vont animer la campagne. Le service militaire des ultra-orthodoxes divise profondément. Les alliés de Netanyahou issus des partis religieux menacent de faire tomber le gouvernement si les étudiants des yechivas ne sont pas exemptés. L’armée et une partie de l’opinion réclament au contraire un enrôlement plus large, alors que les réservistes s’épuisent. Autre point sensible : le procès pour corruption de Netanyahou, toujours en cours. Sans oublier les réformes judiciaires controversées lancées avant la guerre, et les incertitudes sur l’avenir de Gaza. Le Premier ministre tente de recentrer son discours sur l’unité nationale, mais le chemin s’annonce rude.

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