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26 millions de Français sous la fournaise ce week-end

La canicule s’installe sur un tiers du pays pour le week-end du 14 juillet. Pourtant, les départs en vacances s’annoncent sous haute surveillance.

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26 millions de Français sous la fournaise ce week-end

La canicule s’installe sur un tiers du pays pour le week-end du 14 juillet. Pourtant, les départs en vacances s’annoncent sous haute surveillance.

Samedi, Météo-France a placé 24 départements en vigilance rouge, soit le niveau d’alerte maximal. Il s’agit de l’ensemble de la région parisienne, de la Bretagne, des Pays de la Loire et du Centre-Val de Loire. Dimanche, treize autres départements rejoignent la liste, de la Bourgogne au Midi. Au total, 26 millions d’habitants sont concernés. Seuls quelques départements du sud de la France restent pour l’instant épargnés par ce troisième épisode caniculaire en deux mois.

Les températures grimpent fortement. Samedi, on attendait 36°C à Paris et à Rennes, 38°C à Bordeaux, 35°C à Rouen et 37°C à Toulouse. Localement, le mercure pouvait même atteindre 39 voire 40°C, a prévenu Météo-France. Ces fortes chaleurs devraient persister jusqu’au milieu de la semaine prochaine. Sur les routes, Bison Futé appelle à la plus grande prudence. À la mi-journée samedi, 900 kilomètres de bouchons étaient déjà comptabilisés. La SNCF a annoncé un service TGV normal pour le pont du 14-Juillet, avec 3 700 trains prévus. Mais un Intercités sur trois sera supprimé aux heures les plus chaudes, avec des solutions de remplacement en autocar.

Les incendies se multiplient. Emmanuel Macron a rappelé que neuf départs de feu sur dix sont dus à une activité humaine. Il met en garde contre une seconde d’inattention qui peut menacer des familles et détruire des paysages. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé que 32 personnes avaient été placées en garde à vue depuis le début de l’été. Depuis janvier, plus de 25 000 hectares ont brûlé, soit près du double de l’année dernière à la même date. Des feux ont été signalés dans le sud, comme dans les Pyrénées-Orientales et la Drôme, mais aussi dans des régions moins habituées aux incendies estivaux. Par exemple, à La Plaine-sur-Mer en Loire-Atlantique, 220 personnes ont dû être évacuées d’un camping et de leurs habitations. Dans l’Indre, des feux ont aussi éclaté.

Les conséquences se font sentir sur la santé et les loisirs. À Paris, la tour Eiffel, le Louvre et le musée d’Orsay ont avancé leur fermeture de quelques heures. Le préfet de police a annulé les très populaires bals des pompiers des 13 et 14 juillet, ainsi que des événements sportifs en plein air ou dans des lieux non climatisés. De nombreuses villes ont renoncé à leurs feux d’artifice de la fête nationale. Les noyades sont en hausse de 20% par rapport à l’année dernière. Depuis le 19 juin, 131 personnes se sont noyées, surtout des mineurs et des plus de 60 ans. Une surmortalité a déjà été enregistrée, notamment chez les personnes âgées de plus de 75 ans.

Ces canicules à répétition sont un marqueur clair du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz. Les climatologues prévoient une multiplication de ces épisodes, avec des conséquences humaines et économiques lourdes. Les infrastructures doivent s’adapter. La centrale nucléaire de Bugey a obtenu une dérogation environnementale pour les températures de ses rejets d’eau, afin de maintenir sa production. Dans le Sud-Ouest, 20 000 foyers ont été privés d’électricité samedi matin. L’exécutif est critiqué pour une prétendue impréparation face aux chaleurs extrêmes.

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