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La trêve Iran-USA vacille après les échanges de tirs les plus violents depuis l’accord

Alors que les médiateurs qatari et pakistanais s’activent en coulisses, les frappes entre Washington et Téhéran ont repris de plus belle cette semaine. Le…

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La trêve Iran-USA vacille après les échanges de tirs les plus violents depuis l'accord

Alors que les médiateurs qatari et pakistanais s’activent en coulisses, les frappes entre Washington et Téhéran ont repris de plus belle cette semaine. Le cessez-le-feu signé en juin est sur le fil du rasoir.

Des missiles, des menaces et des diplomates qui courent. Voilà le tableau du week-end entre l’Iran et les États-Unis. Un accord de paix avait pourtant été signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février. Mais cette semaine, les deux camps ont échangé leurs plus lourdes frappes depuis cette date. Les médiateurs, eux, tentent de rattraper le coup.

Le Qatar a envoyé une délégation en Iran vendredi. Le Pakistan aussi s’en mêle, avec son Premier ministre qui a exhorté le président iranien à préserver cette paix durement gagnée. Pendant ce temps, Donald Trump a assuré que le cessez-le-feu était terminé tout en acceptant de continuer les discussions. Une position contradictoire que Téhéran a corrigée, affirmant n’avoir fait aucune demande de poursuite des pourparlers. Le ministre iranien des Affaires étrangères, lui, s’est rendu à Oman pour parler du détroit d’Ormuz.

Ce détroit est au cœur des tensions. L’Iran y bloque la circulation depuis la guerre et n’autorise plus qu’un seul couloir de navigation. Un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures passe par là. L’Iran refuse de revenir à la situation d’avant-guerre où le passage était libre. Les États-Unis ont frappé le pays deux nuits de suite, faisant 17 morts et 115 blessés selon les autorités iraniennes. Washington a aussi rétabli les sanctions sur le pétrole iranien, une violation de l’accord, a dénoncé Téhéran. En représailles, l’Iran a visé le Koweït, Bahreïn et le Qatar.

Sur les réseaux sociaux, Trump a haussé le ton. Il a accusé l’Iran de vouloir l’assassiner et promis de décimer et détruire toutes les régions du pays. Mille missiles seraient déjà pointés vers l’Iran, a-t-il écrit. Selon des médias américains, Washington a donné à Téhéran jusqu’à samedi pour s’engager publiquement à ne plus attaquer de navires à Ormuz. Ce regain de tensions éclate alors que l’Iran vient d’enterrer son guide suprême Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre. Les funérailles ont eu lieu vendredi à Machhad. Téhéran accuse les États-Unis d’avoir visé des infrastructures civiles pour empêcher les Iraniens de s’y rendre. Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale a prévenu que l’Iran riposterait à toute attaque contre ses infrastructures, y compris en s’en prenant à Israël.

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