Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

L’argent vert arrive dans votre portefeuille : les billets en euro bientôt fabriqués avec du coton bio

Pour réduire leur empreinte carbone, les billets de banque changent de composition. À partir de 2026, le coton utilisé sera 100% biologique, une petite…

Article

le

L'argent vert arrive dans votre portefeuille : les billets en euro bientôt fabriqués avec du coton bio

Pour réduire leur empreinte carbone, les billets de banque changent de composition. À partir de 2026, le coton utilisé sera 100% biologique, une petite révolution pour un objet du quotidien.

Imaginez un billet de 10 euros. Vous le touchez, le pliez, le glissez dans votre poche. Ce geste banal va bientôt cacher une transformation profonde. Derrière sa fabrication, il y a un secret bien gardé mêlant papeterie, impression et sécurité. Mais aujourd’hui, la Banque de France ajoute une nouvelle couche à cette recette complexe l’écoresponsabilité. Chaque année, elle produit 2,5 milliards de coupures dans ses deux sites auvergnats à Vic-le-Comte et Chamalières. Et dès 2026, le papier fiduciaire sera composé de coton 100% biologique. Pourquoi ce changement ? Parce que le coton conventionnel consomme beaucoup d’engrais et de produits chimiques. Le coton bio, lui, réduit de moitié les émissions de gaz à effet de serre liées à sa culture. Moins d’azote de synthèse, moins d’intrants toxiques, davantage d’eau de pluie. C’est une obligation fixée par l’Union européenne depuis 2025 pour tous les billets en euro. Un pas de plus vers la neutralité carbone que la Banque de France s’est engagée à atteindre d’ici 2028 avec une baisse de 25% de ses émissions.

Mais le coton bio n’est pas la seule piste explorée. Pour aller encore plus loin, les chercheurs testent d’autres fibres comme le chanvre, le bois ou le lin. L’idée est de remplacer une partie du coton dans la pâte à papier des billets. Ces matériaux pourraient offrir une alternative tout aussi solide et durable, tout en allégeant encore le bilan environnemental. En parallèle, les sites industriels de la Banque de France ont déjà entamé leur mue. Entre 2019 et 2025, leur consommation d’énergie a chuté de 18% et leurs émissions de GES de 21%. À Vic-le-Comte, la consommation d’eau a été divisée par vingt en vingt ans. Et d’ici 2028, les deux sites seront regroupés sur un seul, modernisé et plus économe, pour préserver les espaces naturels alentour.

Et pendant ce temps, l’usage du billet évolue. En 2024, les Français préfèrent payer par carte (48%) plutôt qu’en espèces (43%). Pourtant, la Banque de France continue d’imprimer pour une vingtaine de pays dans le monde. L’euro est utilisé chaque jour par environ 358 millions de personnes dans la zone euro, mais aussi bien au-delà des frontières européennes. Des îles Canaries au Kosovo, en passant par les Antilles françaises ou le Monténégro, la monnaie unique circule partout. Alors oui, le billet de banque a encore de beaux jours devant lui. Mais sa fabrication, elle, se réinvente en silence pour un avenir plus vert.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus