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L’Iran ferme le détroit d’Ormuz, Washington lance des frappes en représailles
Téhéran annonce le blocage du passage maritime où transite un cinquième du pétrole mondial. Les États-Unis ripostent par des bombardements massifs…


Téhéran annonce le blocage du passage maritime où transite un cinquième du pétrole mondial. Les États-Unis ripostent par des bombardements massifs, ravivant les tensions au Moyen-Orient.
Le détroit d’Ormuz est de nouveau au cœur d’une escalade militaire. L’Iran a déclaré dimanche cette voie navigable fermée « jusqu’à nouvel ordre », après avoir tiré sur un navire empruntant une route non autorisée. De son côté, le Commandement central américain affirme que le détroit reste ouvert à tous les bâtiments respectant le droit international et se dit prêt à garantir la liberté de navigation. C’est la deuxième série d’affrontements en moins d’une semaine, alors qu’un accord de cessez-le-feu signé en juin semblait enterré.
Ces combats interviennent dans un contexte déjà très lourd. La guerre au Moyen-Orient avait débuté fin février par une attaque israélo-américaine contre l’Iran. L’accord du 17 juin prévoyait notamment la réouverture du détroit, un point névralgique pour l’économie mondiale. Lorsque l’Iran l’avait fermé au début du conflit, les prix du pétrole avaient flambé. Le conseiller militaire du guide suprême iranien a résumé l’enjeu en ces termes : ce passage est « plus important que des dizaines de bombes atomiques ». Une déclaration qui pèse lourd alors que l’Occident accuse Téhéran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que l’Iran dément.
Les frappes américaines ont été annoncées comme des représailles. Le Centcom affirme avoir visé environ 140 cibles militaires iraniennes, notamment des sites de missiles, des drones, des moyens navals et des dépôts de munitions. Le président Donald Trump a déclaré avoir frappé « très fort » l’Iran dans la nuit. À l’inverse, l’Iran a ciblé des pays voisins des sirènes d’alerte ont retenti à Bahreïn, la Jordanie a été touchée par trois missiles iraniens, et des explosions ont été entendues au Qatar où une base aérienne américaine aurait été visée. Les Gardiens de la Révolution ont aussi revendiqué une attaque rare contre des installations logistiques américaines dans le port omanais de Duqm. Oman, qui avait accueilli le ministre iranien des Affaires étrangères samedi pour discuter de la gestion du détroit, a condamné fermement l’attaque et secouru 23 membres d’équipage après l’incident initial.
Les médiateurs tentent de sauver ce qui reste du processus de paix. Le Pakistan a appelé à la désescalade, exhortant les deux camps à la retenue. Mais Donald Trump a déjà déclaré que le cessez-le-feu était « terminé ». La route vers une reprise des négociations semble plus que jamais bloquée, comme le détroit lui-même.
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