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150 Français tirés au sort pour remettre le climat au centre de la campagne

Ils seront 150, désignés par le hasard, à plancher sur le climat pendant la présidentielle. Leur mission, redonner la parole aux citoyens et sortir des…

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150 Français tirés au sort pour remettre le climat au centre de la campagne

Ils seront 150, désignés par le hasard, à plancher sur le climat pendant la présidentielle. Leur mission, redonner la parole aux citoyens et sortir des slogans.

Jean-Marc Jancovici ne veut plus laisser les candidats dicter seuls le débat climatique. L’ingénieur à l’origine du Shift Project a dévoilé une initiative nommée « Un commun accord ». Une assemblée de 150 personnes tirées au sort doit se réunir dès la mi-septembre pour réfléchir aux défis du réchauffement et proposer des priorités concrètes. L’objectif affiché est simple, faire entendre une voix citoyenne dans une campagne jugée trop souvent réduite à des formules toutes faites.

Pour donner du poids à cette démarche, un casting hétéroclite a répondu présent. L’acteur Thierry Lhermitte, les youtubeurs McFly et Carlito, le prix Nobel de physique Alain Aspect ou encore un général de l’armée de l’air, Frédéric Chiffot, soutiennent l’opération. L’initiative se veut non partisane et assume son indépendance. Le financement participatif sert justement à asseoir cette légitimité. Chercher des soutiens individuels plutôt que de gros sponsors, c’est une façon de garder la main face aux pressions politiques ou économiques.

Les 150 participants seront sélectionnés par l’institut Toluna Harris Interactive pour refléter la diversité de la société française. Pendant six week-ends, ils débattront avec des experts au Conservatoire national des arts et métiers à Paris. Leurs conclusions tomberont en février, en pleine course à la présidentielle. Une plateforme en ligne permettra aussi à chacun de contribuer au débat. Cette assemblée ressemble à la Convention citoyenne sur le climat de 2019-2020, mais Jancovici y voit une différence de taille. Là où la Convention devait répondre à une commande gouvernementale, celle-ci veut montrer les dilemmes de chaque solution et discuter de leur faisabilité avant de trancher. Une manière de rappeler que la transition ne se décrète pas, elle se négocie avec les réalités du terrain.

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