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Le plan d’Attal pour l’école remet le certificat d’études sur la table

Le candidat Renaissance veut stabiliser l’éducation sur cinq ans et durcir les exigences au collège. Il promet aussi des revalorisations salariales pour…

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Le plan d'Attal pour l'école remet le certificat d'études sur la table

Le candidat Renaissance veut stabiliser l’éducation sur cinq ans et durcir les exigences au collège. Il promet aussi des revalorisations salariales pour les enseignants.

Gabriel Attal l’assume sans détour. L’école française a un problème de niveau et d’instabilité. Dans un entretien au Monde, celui qui a brièvement occupé le ministère de l’Éducation nationale en 2023 pointe un « très mauvais en même temps » depuis 2022. Sept ministres se sont succédé en quatre ans, avec des lignes souvent contradictoires. Pour lui, cette valse a nui aux objectifs fixés. Sa réponse est une loi de programmation portée par un pilote qui resterait en poste cinq ans. De quoi sortir de la logique du court terme.

Côté primaire, le candidat veut profiter de la baisse démographique pour faire passer les classes sous la barre des vingt élèves. Mais le cœur de son projet se joue au collège. Il propose de ressusciter le certificat d’études, disparu depuis un demi-siècle, dès l’entrée en sixième. L’objectif est simple. Vérifier que chaque élève possède le bagage indispensable. Ceux qui ne l’ont pas rejoindraient une année passerelle. Dans la même veine, le brevet des collèges redevient obligatoire pour accéder à la seconde. Une idée qu’il avait portée comme ministre avant qu’elle ne soit abandonnée. Il relance aussi ses groupes de niveau en français et en mathématiques, une réforme contestée et peu appliquée à l’époque.

Pour renforcer la mixité sociale, Gabriel Attal veut fermer les cent collèges les plus enclavés et répartir leurs élèves dans d’autres établissements. Sur le volet salarial, il dénonce un métier « progressivement smicardisé ». Sa promesse est une hausse nette de 200 euros par mois pour tous les enseignants, jusqu’à 500 euros en milieu de carrière. Son rival dans le bloc central, Édouard Philippe, propose de son côté une augmentation de 20 % de la rémunération moyenne. Deux approches, une même urgence à redonner de l’attractivité à un métier essentiel.

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