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Nouvelles frappes américaines sur l Iran le détroit d Ormuz fait flamber le pétrole

Washington a ordonné une nouvelle salve de bombardements contre Téhéran ce dimanche soir, officiellement pour protéger les navires civils dans le détroit…

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Nouvelles frappes américaines sur l Iran le détroit d Ormuz fait flamber le pétrole

Washington a ordonné une nouvelle salve de bombardements contre Téhéran ce dimanche soir, officiellement pour protéger les navires civils dans le détroit d Ormuz. Les prix du brut grimpent déjà de plus de 3,5 % et la région retient son souffle.

Les États-Unis ont annoncé dimanche soir avoir lancé une série de frappes contre l Iran, ciblant le détroit d Ormuz. Ce passage stratégique, par lequel transite un cinquième du pétrole mondial, est au cœur des tensions depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Selon le Commandement américain pour le Moyen-Orient, ces bombardements visent à empêcher Téhéran d attaquer les équipages civils et les navires commerciaux. Le président Donald Trump a directement ordonné cette opération, affirme l armée américaine, qui insiste sur la nécessité de maintenir le détroit ouvert.

De son côté, l Iran réplique avec fermeté. Un média d État a signalé des explosions dans le sud du pays, notamment à Bandar Abbas, ville bordant le détroit. Le ministère iranien des Affaires étrangères accuse les États-Unis d avoir réduit à néant tous les efforts de paix des derniers mois. Pourtant, un accord avait été signé le 17 juin entre les deux pays pour tenter de mettre fin au conflit. Cet accord prévoyait notamment la réouverture du détroit d Ormuz, fermé par l Iran au début de la guerre, ce qui avait provoqué une flambée des cours du pétrole.

Les conséquences économiques sont immédiates. Le baril de Brent de la mer du Nord a bondi de 3,75 %, à 78,86 dollars, et son équivalent américain le West Texas Intermediate a grimpé de 3,65 %, à 74,02 dollars. L Iran maintient pour l instant la fermeture du détroit, affirmant que le transit n est pas possible. Téhéran n autorise qu un seul couloir de navigation, le long de ses côtes, et refuse tout retour à la libre circulation d avant guerre. En représailles aux frappes américaines, l Iran a ciblé des bases américaines au Qatar, ainsi que des sites au Koweït, à Bahreïn et aux Émirats arabes unis. Oman, qui servait de médiateur, a condamné les attaques et annoncé avoir secouru 23 marins après l attaque d un navire commercial. La région semble prise dans un engrenage où chaque riposte en appelle une autre, tandis que le pétrole continue de s envoler.

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