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Une centaine de gendarmes déployés chez le suspect du meurtre de Lyhanna

Lundi, une perquisition d’ampleur a eu lieu au domicile de Jérôme Barella, l’homme mis en cause dans la mort de la collégienne de 11 ans. L’affaire, qui a…

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Une centaine de gendarmes déployés chez le suspect du meurtre de Lyhanna

Lundi, une perquisition d’ampleur a eu lieu au domicile de Jérôme Barella, l’homme mis en cause dans la mort de la collégienne de 11 ans. L’affaire, qui a secoué le pays, est aussi celle de graves ratés de la justice.

Les gendarmes étaient nombreux, une centaine selon une source proche du dossier, à investir la maison de Jérôme Barella dans le Gers. Cet intérimaire de 41 ans est le principal suspect dans le meurtre et le viol de Lyhanna, une enfant de 11 ans. Disparue fin mai, elle a été retrouvée morte le 4 juin. L’autopsie a confirmé le viol, mais n’a pas pu déterminer avec certitude la cause du décès. Actuellement incarcéré à l’isolement à la prison de Mont-de-Marsan, Barella est passé d’une mise en examen pour enlèvement et séquestration à celle pour meurtre et viol sur mineure.

Ce qui rend cette affaire particulièrement glaçante, c’est le parcours judiciaire qui a précédé le drame. Avant la mort de Lyhanna, des plaintes pour viols sur d’autres mineures avaient déjà été déposées contre Jérôme Barella. En 2022, puis en août 2025, soit neuf mois avant le meurtre. Rosa, une fillette également âgée de 11 ans, affirmait avoir été violée une cinquantaine de fois entre septembre 2024 et avril 2025. Malgré ces signalements, l’homme n’avait jamais été interpellé ni même convoqué. Son casier judiciaire reste vierge de toute condamnation.

Un rapport de l’inspection générale de la justice et de la gendarmerie a pointé du doigt plusieurs défaillances. Du temps perdu, des procédures mal suivies, notamment dans le traitement de la plainte de Rosa. Les gendarmes de Condom, dans le Gers, sont mis en cause. Une enquête a été ouverte et confiée à la section de recherches de Bordeaux, antenne d’Agen. Cette affaire a provoqué une vague de colère et d’émotion dans tout le pays, ravivant le débat sur la protection de l’enfance et l’efficacité de la réponse judiciaire face aux violences sexuelles.

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