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Cédric Jubillar conduit les gendarmes aux ossements de Delphine

Cinq ans après la disparition de l’infirmière, son mari a finalement mené les enquêteurs sur les lieux où il affirme l’avoir enterrée. Des ossements ont…

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Cédric Jubillar conduit les gendarmes aux ossements de Delphine

Cinq ans après la disparition de l’infirmière, son mari a finalement mené les enquêteurs sur les lieux où il affirme l’avoir enterrée. Des ossements ont été retrouvés, relançant une enquête à quelques semaines de son procès en appel.

Les fouilles ont repris vendredi dans le Tarn, à l’endroit exact où Cédric Jubillar dit avoir enterré son épouse Delphine. La veille, les gendarmes avaient déjà mis au jour des ossements appartenant au bas du corps, probablement ceux de la jeune femme disparue fin 2020. Il s’agit de deux fémurs, selon l’avocat des parties civiles. Les recherches se concentrent désormais sur d’autres restes, qui auraient été dispersés accidentellement par des travaux agricoles. Un dispositif important est déployé, avec une centaine de gendarmes et une équipe anti-drones. Les ossements doivent être analysés à partir de vendredi après-midi au laboratoire de l’IRCGN, à Pontoise, pour confirmer s’il s’agit bien de Delphine Jubillar.

Ce revirement est spectaculaire. Pendant plus de cinq ans, Cédric Jubillar a nié toute implication dans la disparition de sa femme, mère de leurs deux enfants. Condamné en octobre à 30 ans de réclusion par la cour d’assises du Tarn, il s’apprêtait à faire appel. Mais mercredi, il a été extrait de prison pour donner une nouvelle version des faits. Il reconnaît désormais avoir commis « un acte abominable », selon l’un de ses avocats, Me Pierre Debuisson. Un courrier envoyé en juillet avait déjà ouvert la brèche, où il admettait pour la première fois sa « responsabilité » dans la mort de l’infirmière de 33 ans. L’avocat explique que son client s’est enferré dans un mensonge, tout en ayant toujours eu besoin de parler.

Delphine Jubillar avait disparu du domicile conjugal à Cagnac-les-Mines, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, en pleine pandémie et sous couvre-feu. Elle s’apprêtait à refaire sa vie avec un autre homme. Sans corps, sans aveu, sans preuve formelle, la justice s’était appuyée sur un faisceau d’indices pour condamner Cédric Jubillar en première instance. Aujourd’hui, la découverte de ces ossements pourrait changer la donne. Le procès en appel doit débuter le 21 septembre devant la cour d’assises de la Haute-Garonne. Les fouilles vont durer plusieurs jours, et chaque nouvel élément pourrait être déterminant.

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