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Un sprint à tombeau ouvert, un ami au tapis, la peur qui étreint le peloton

Après la 12e étape du Tour de France, Kevin Vauquelin tremble pour son coéquipier Dorian Godon, victime d’une lourde chute dans l’emballage final. Le…

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Un sprint à tombeau ouvert, un ami au tapis, la peur qui étreint le peloton

Après la 12e étape du Tour de France, Kevin Vauquelin tremble pour son coéquipier Dorian Godon, victime d’une lourde chute dans l’emballage final. Le diagnostic tombe : commotion cérébrale et traumatisme costal.

C’était une fin d’étape nerveuse, comme souvent quand les sprinteurs se disputent la victoire. À Chalon-sur-Saône, le Belge Tim Merlier a encore frappé, décrochant son troisième succès sur ce Tour. Mais derrière lui, le bitume a fait des ravages. Fernando Gaviria a été le premier à s’effondrer, touché à l’épaule. Sören Waerenskjold, vainqueur la veille, a également été pris dans la mêlée. Et puis il y a Dorian Godon, l’ancien champion de France, qui a lourdement percuté le sol sous les yeux de son ami et équipier Kevin Vauquelin.

Ce dernier n’a pas participé au sprint. Il a vu la scène en spectateur, impuissant. Et ce qu’il a vu l’a glacé. « J’ai senti Dorian qui était tout de suite mal. Il se plaignait beaucoup du dos, il n’arrivait plus à pédaler », a-t-il confié après l’arrivée. « C’est un copain. Quand on le voit comme ça, ça fait peur. » Les mots sont simples, sans artifice, mais ils disent toute la violence de ces sprints où les corps s’élancent à plus de 70 km/h, fatigués par douze jours de course.

Les examens ont confirmé les craintes. Godon souffre d’une commotion cérébrale et d’un traumatisme costal. Rien de cassé, mais son état reste incertain pour le lendemain. Gaviria, lui, n’aura pas cette chance. Le coureur colombien est victime d’une fracture de la clavicule : pour lui, le Tour s’arrête là. Quant à Vauquelin, septième du classement général l’an dernier, il a dû digérer l’angoisse. « C’est impressionnant, la vitesse qu’on a. Ça s’accroche aux alentours des 300 mètres, je ne sais pas exactement », a-t-il ajouté. Le message est clair : dans ces sprints, la frontière entre la gloire et la douleur est fine comme un fil.

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