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Les Three Lions encaissent les coups sans broncher

Malgré 31 gestes rugueux recensés côté argentin en demi-finale du Mondial, les Anglais refusent de réduire le match à ça. Tuchel et Bellingham saluent…

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Les Three Lions encaissent les coups sans broncher

Malgré 31 gestes rugueux recensés côté argentin en demi-finale du Mondial, les Anglais refusent de réduire le match à ça. Tuchel et Bellingham saluent l’intensité de l’Albiceleste et ne crient pas à l’injustice.

Les chiffres donnent le tournis. Selon une analyse du Telegraph, les Argentins auraient commis 31 actions limites pendant la demi-finale mercredi soir, dont 20 dès la première période. De quoi faire grincer des dents n’importe quelle équipe. Pourtant, du côté des Three Lions, personne n’a cherché à utiliser cette statistique comme excuse. Thomas Tuchel, le sélectionneur anglais, a même tenu à défendre ses adversaires. Pour lui, Lionel Scaloni a simplement mieux compris l’enjeu du match et a su imposer sa marque. « Ils ont joué comme d’habitude, ils ont défendu chaque ballon comme si c’était le dernier », a-t-il expliqué, refusant poliment de jeter la pierre. Une façon de dire que l’intensité argentine, parfois rugueuse, fait partie de leur ADN.

Jude Bellingham, lui non plus, n’a pas transformé son accrochage avec Lionel Messi en drame. Le milieu du Real Madrid, visiblement remonté en début de match, a échangé quelques mots vifs avec la légende argentine. Les caméras ont capté une réaction d’incompréhension de la Pulga, et les réseaux sociaux se sont enflammés. Mais Bellingham a tout de suite dédramatisé. « On discutait d’une faute, ce n’était rien de méchant. Je lui ai dit qu’il était assez fort pour encaisser ça », a-t-il confié. Loin de vouloir créer une polémique, il a préféré rendre hommage à l’octuple Ballon d’Or, évoquant un « privilège de jouer contre lui ». Son message est clair : la défaite fait mal, très mal, mais il n’y a aucune amertume envers l’adversaire.

Ce refus anglais de s’abriter derrière la rudesse argentine en dit long sur l’état d’esprit des perdants. Alors que la fin du match a été marquée par une nette domination argentine, aucune voix ne s’est élevée pour crier au scandale. Les Three Lions ont bu le calice jusqu’à la lie, sans chercher des excuses dans le comportement adverse. Une leçon de fair-play dans un contexte où la tension aurait pu tout emporter. Reste à savoir si cette résilience portera ses fruits pour le match de la troisième place, ou si la furia de l’Albiceleste continuera de hanter les nuits anglaises.

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