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La France suffoque sous une sécheresse historique et précoce

Avec 99 départements en restriction d’eau et des rivières à sec, le pays vit une situation inédite. La menace plane sur l’eau potable, l’agriculture et…

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La France suffoque sous une sécheresse historique et précoce

Avec 99 départements en restriction d’eau et des rivières à sec, le pays vit une situation inédite. La menace plane sur l’eau potable, l’agriculture et l’industrie.

C’est un record depuis 2013. La quasi-totalité du territoire métropolitain est concernée par des restrictions d’eau, dont 43 départements en état de crise. La ministre de l’Écologie parle d’une sécheresse « exceptionnelle », avec près d’un mois d’avance sur les calendriers habituels. Pourtant, les pluies du printemps étaient dans la normale. Mais les fortes chaleurs ont asséché les sols plus vite que prévu. Un quart des petits cours d’eau sont déjà à sec. Dans le Doubs, la rivière a disparu par endroits, ne laissant qu’un lit de pierres. Un maire de la région raconte que ce phénomène arrivait parfois en août, mais jamais aussi tôt, aussi longtemps et aussi fort.

Cette situation frappe durement l’agriculture. La culture du maïs est particulièrement touchée, avec des pertes pouvant atteindre 100% dans certaines régions non irriguées. Trois réacteurs nucléaires sont aussi à l’arrêt par manque d’eau de refroidissement. Environ 100 000 habitants n’ont plus accès à l’eau potable, et ce chiffre pourrait grimper si les pluies ne reviennent pas rapidement. Les nappes phréatiques, bien remplies l’hiver, s’épuisent vite. La priorité du gouvernement est de garantir l’eau potable, mais les prévisions sont pessimistes en l’absence de précipitations.

Au Parlement, un projet de loi d’urgence agricole suscite de vifs débats. Il vise à faciliter la construction de réserves d’eau pour l’irrigation et à doubler la capacité de stockage d’ici 2035. La ministre s’y oppose, estimant que cela donne la priorité à l’agriculture au détriment de l’eau potable et de la sécurité civile. Des élus locaux redoutent une « guerre de l’eau », tandis que les syndicats agricoles sont divisés. Certains jugent le stockage vital pour sauver les récoltes, d’autres dénoncent un recul des contraintes environnementales. Le débat promet d’être houleux.

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