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RDC l’épidémie d’Ebola s’emballe à une vitesse inédite

Plus de 2 000 cas et 754 morts en quelques mois. Le variant Bundibugyo progresse si vite que les bilans officiels sous-estiment peut-être la réalité.

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RDC l’épidémie d’Ebola s’emballe à une vitesse inédite

Plus de 2 000 cas et 754 morts en quelques mois. Le variant Bundibugyo progresse si vite que les bilans officiels sous-estiment peut-être la réalité.

Depuis le début de l’épidémie en mai, la République démocratique du Congo fait face à une situation explosive. Les derniers chiffres des autorités sanitaires sont sans appel plus de 2 000 cas confirmés et 754 décès. En l’espace de cinq semaines, le nombre de contaminations a triplé et celui des morts a quintuplé. C’est du jamais vu pour ce virus. La maladie circule dans cinq provinces, mais l’épicentre reste l’Ituri, une région du nord-est déjà fragilisée par les violences armées.

Le variant responsable, le Bundibugyo, pose un défi particulier. Aucun vaccin ni traitement approuvé n’existe actuellement contre lui. Pour tenter de freiner la propagation, un essai clinique vient de démarrer. Il teste un antiviral appelé obeldesivir, développé par un laboratoire américain. Ce médicament a déjà montré son efficacité en laboratoire contre d’autres virus hémorragiques de la même famille. Mais les résultats sur l’humain ne sont pas encore connus, et la course contre la montre est lancée.

Autre motif d’inquiétude. Huit nouveaux cas sur dix ne sont reliés à aucune chaîne de transmission connue. Cela signifie que le virus se propage en silence, loin des radars des équipes de surveillance. Beaucoup de malades meurent avant même d’atteindre un centre de soins. Dans certaines zones, la riposte médicale reste insuffisante face à un rythme de contamination que les humanitaires jugent « sans précédent ». Des cas ont aussi été détectés dans l’Ouganda voisin, preuve que le virus ne connaît pas de frontières. Pour l’instant, plus de 90 % des infections se concentrent toujours en Ituri, où le besoin d’une réponse urgente se fait chaque jour plus criant.

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