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L’Iran et les États-Unis s’enfoncent dans une escalade militaire sans précédent

Plus de 30 civils ont perdu la vie depuis la reprise des frappes. Téhéran verrouille le détroit d’Ormuz, Washington rétablit son blocus et promet de…

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L'Iran et les États-Unis s'enfoncent dans une escalade militaire sans précédent

Plus de 30 civils ont perdu la vie depuis la reprise des frappes. Téhéran verrouille le détroit d’Ormuz, Washington rétablit son blocus et promet de nouvelles destructions.

La trêve du mois d’avril n’est plus qu’un lointain souvenir. Depuis le 7 juillet, les hostilités entre l’Iran et les États-Unis ont repris de plus belle après des attaques contre des navires dans le Golfe attribuées à Téhéran. Mercredi encore, les frappes se sont multipliées. La ville portuaire de Bouchehr, où se trouve l’unique centrale nucléaire iranienne, a été visée par des missiles américains. Sept militaires ont été tués dans leur caserne. L’armée américaine a annoncé une nouvelle vague de bombardements, tandis que l’Iran a riposté en ciblant Bahreïn, le Koweït et la Jordanie. Les Gardiens de la Révolution affirment avoir frappé des installations de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn ainsi qu’un centre logistique utilisé par l’armée des États-Unis.

Le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite habituellement 20 % du pétrole et du gaz liquéfié mondial, est désormais sous tension maximale. L’Iran l’a reverrouillé ce week-end et promet qu’il restera fermé tant que les agressions américaines se poursuivront. Plusieurs pétroliers ont été attaqués ces derniers jours, le trafic s’est raréfié. L’ONU s’inquiète des graves conséquences socio-économiques et humanitaires de ce blocage qui prive des millions de personnes de nourriture, de médicaments et de produits essentiels. Le prix du baril de Brent, qui s’était envolé depuis la reprise des hostilités, oscillait mercredi autour de 85 dollars. Les Gardiens iraniens évoquent même la possibilité de fermer d’autres routes d’exportation de pétrole et de gaz.

De son côté, le président américain durcit le ton. Il a lancé un ultimatum à Téhéran : reprendre les négociations ou faire face à une escalade dévastatrice. Il menace désormais de bombarder des ponts et des centrales électriques. Il a également rétabli le blocus des ports iraniens, une mesure qui avait déjà été utilisée en avril et qui avait empêché l’Iran d’exporter le moindre baril de pétrole. Cette pression avait alors joué un rôle clé dans la conclusion du protocole d’accord aujourd’hui réduit en pièces. Pourtant, Israël ne participe pas encore aux combats, et les installations pétrolières et gazières du Golfe restent épargnées pour l’instant. Mais l’incertitude grandit chaque jour. Comme le résume Moustafa Mohammed, un comptable soudanais de 39 ans vivant au Koweït : « Tous les jours, je me réveille en me demandant si la situation va s’apaiser ou empirer. L’incertitude étreint tout le monde. »

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