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Un mystère maya de 1500 ans enfin levé

Pour la première fois, des archéologues ont déchiffré le nom complet d’un astronome et mathématicien maya. Une découverte qui révèle un savant surnommé…

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Un mystère maya de 1500 ans enfin levé

Pour la première fois, des archéologues ont déchiffré le nom complet d’un astronome et mathématicien maya. Une découverte qui révèle un savant surnommé “Renard à poitrine blanche”.

Dans la jungle guatémaltèque, un mur vieux de plus de mille ans vient de livrer un secret bien gardé. Des chercheurs ont réussi à transcrire les symboles gravés sur une paroi du site de San Bartolo-Xultun, un ancien centre maya situé près de la frontière mexicaine. Parmi les inscriptions découvertes en 2010, ils ont identifié une formule mathématique et astronomique complète. Son auteur s’appelle Sak Tahn Waax, ce qui signifie “Renard à poitrine blanche”. Cette traduction, annoncée ce lundi par le ministère de la Culture du Guatemala, marque une première pour la période classique maya (250 à 900 après J.-C.), l’âge d’or de cette civilisation mésoaméricaine.

Jusqu’ici, aucun nom de mathématicien maya n’avait pu être attribué avec certitude. Le ministre de la Culture, Luis Mendez, a expliqué que cette formule fait partie d’un ensemble de plus de cinquante microtextes mathématiques et astronomiques. Les experts ont analysé ces petits glyphes gravés sur la paroi, et onze symboles ont pu être traduits. La structure où ils ont été trouvés aurait peut-être servi de lieu de réunion pour l’élite maya, les “taaj”. Une véritable bibliothèque scientifique vieille de quinze siècles, mêlant art et savoir.

Pour les autorités guatémaltèques, cette découverte est exceptionnelle car elle montre que chez les Mayas, la science ne faisait qu’un avec le quotidien. “L’art côtoyait les mathématiques et l’astronomie dans la vie de tous les jours”, s’est félicité Luis Mendez. La civilisation maya a commencé son déclin vers 900 après J.-C., avant de s’effondrer avec l’arrivée des Espagnols au XVIe siècle. Mais aujourd’hui, grâce à ces fragments de murs, un savant sort de l’oubli. Et son surnom, aussi poétique que précis, nous rappelle que la science peut avoir un visage.

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