Europe
Les taureaux de Pampelune envoient 57 personnes à l’hôpital cette année
Le 14 juillet, dernier jour des fêtes de la San Fermín, le bilan des blessés est tombé : 57 personnes, dont quatre encornées, ont été soignées. Des…


Le 14 juillet, dernier jour des fêtes de la San Fermín, le bilan des blessés est tombé : 57 personnes, dont quatre encornées, ont été soignées. Des touristes figurent parmi les victimes.
Les fameux « encierros » de Pampelune n’ont pas épargné les participants cette année. Chaque matin à 8h, des centaines de coureurs se lancent devant six taureaux de combat sur les ruelles pavées de la ville, sur une distance de 850 mètres. Le but de cette course dangereuse est simple : s’approcher au plus près des bêtes, quitte à les toucher. Résultat, des blessés par dizaines, parfois plus graves. Sur les 57 personnes accidentées, la majorité souffre de chutes et de contusions. Mais quatre coureurs ont été encornés, dont un touriste allemand touché au bras gauche. Parmi les autres étrangers blessés, on compte un Australien, un Britannique et un Américain. Tous ont pu quitter l’hôpital, sauf quatre patients encore hospitalisés d’après les autorités régionales.
Ces courses ne sont pas sans conséquences. Chaque année, elles font des dizaines de blessés et, parfois, des morts. Le dernier décès remonte à 2009, quand un jeune Espagnol de 27 ans avait été tué par un taureau. Depuis 1911, au moins 16 participants ont perdu la vie lors des encierros. La course se termine dans les arènes de Pampelune, où les six taureaux sont mis à mort lors d’une corrida l’après-midi même. Les festivités attirent des visiteurs du monde entier, mais elles rappellent constamment la frontière ténue entre tradition et danger.
La San Fermín ne se résume pourtant pas aux seuls encierros. Depuis le Moyen-Âge, ces fêtes rythment la vie de Pampelune du 6 au 14 juillet. Le lancement du « chupinazo », une fusée pyrotechnique, donne le coup d’envoi des célébrations. Pendant huit jours, concerts, processions religieuses et feux d’artifice s’enchaînent, souvent arrosés de beuveries jusqu’à l’aube. L’écrivain américain Ernest Hemingway a immortalisé ces fêtes dans son roman « Le soleil se lève aussi », contribuant à leur renommée mondiale. Une tradition à la fois fascinante et brutale, qui ne laisse personne indifférent.
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