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Détroit d’Ormuz : des navires passent encore, mais la menace Iran USA se durcit
Quatorze navires seulement ont osé franchir dimanche le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale, malgré la reprise des hostilités entre Téhéran et…

Quatorze navires seulement ont osé franchir dimanche le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale, malgré la reprise des hostilités entre Téhéran et Washington. Entre frappes américaines et menaces iraniennes, le trafic n’est pas totalement paralysé, mais chaque traversée devient un pari risqué.
Ce chiffre, fourni par la société de suivi maritime Kpler, est le plus bas observé depuis le 13 juin. Il montre que le détroit n’est pas complètement fermé, contrairement à ce qu’avait annoncé l’Iran. Mais la situation est tendue. La moitié de ces quatorze navires battaient pavillon iranien, preuve que les autres pavillons hésitent à s’aventurer dans la zone. Depuis le début du mois de juillet, quatre navires ont déjà été attaqués dans cette zone stratégique, selon l’Organisation maritime internationale (OMI).
Les États-Unis ont riposté dimanche soir par une nouvelle salve de frappes contre l’Iran, en réponse aux attaques contre des navires dans le détroit, imputées à Téhéran. L’Iran avait annoncé plus tôt la fermeture du détroit « jusqu’à nouvel ordre », après avoir tiré sur un navire qui empruntait une route non autorisée. Pourtant, quelques navires ont continué de passer. Parmi les bateaux non iraniens, seuls deux ont traversé avec leur transpondeur activé. L’un a suivi la route iranienne, l’autre le couloir utilisé en temps de paix, que l’OMI juge actuellement dangereux à cause des mines marines. Aucun navire n’a emprunté la route omanaise ce week-end avec son transpondeur allumé.
Le couloir soutenu par les États-Unis dans la partie sud du détroit reste cependant utilisé. Un analyste du cabinet de renseignement maritime Vanguard Tech explique que certains clients ont emprunté cette route avec le soutien américain. Les États-Unis peuvent aider les navires en abattant des projectiles ou en conseillant le meilleur moment pour traverser. Mais le risque reste élevé. Tout navire considéré par l’Iran comme lié aux États-Unis ou à Israël, ou transitant sans coordination avec les autorités iraniennes, pourrait faire l’objet d’une surveillance accrue. L’Iran a d’ailleurs tiré des « coups de semonce » lundi contre deux navires tentant de franchir le détroit. De son côté, Donald Trump a annoncé le rétablissement du blocus des ports iraniens et veut instaurer une taxe pour les navires souhaitant traverser cette voie maritime stratégique.
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