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37 pays mobilisés pour un soutien militaire massif à l’Ukraine

Les dirigeants de 37 pays se sont réunis à Paris pour renforcer l’appui militaire à Kiev. Une nouvelle alliance antimissile a été créée, provoquant la…

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37 pays mobilisés pour un soutien militaire massif à l'Ukraine

Les dirigeants de 37 pays se sont réunis à Paris pour renforcer l’appui militaire à Kiev. Une nouvelle alliance antimissile a été créée, provoquant la colère de Moscou.

Lundi, Paris a accueilli une réunion de la coalition des volontaires. Une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, dont les Premiers ministres britannique, polonais et le chancelier allemand, se sont retrouvés aux Invalides. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky était aussi présent, aux côtés des dirigeants de l’Union européenne et du secrétaire général de l’Otan. L’objectif était clair. Coordonner et intensifier le soutien militaire à l’Ukraine, en particulier sur la défense antiaérienne. Cette coalition, lancée avec le Royaume-Uni, rassemble surtout des Européens. Elle prévoit même l’envoi de soldats sur place après un cessez-le-feu pour empêcher la Russie de repartir à l’attaque.

Neuf pays européens, associés à l’Ukraine, ont profité du sommet pour créer une coalition dédiée aux capacités antibalistiques. Le but est double. Aider Kiev à se protéger des missiles russes et renforcer la sécurité de tout le continent. Dans une déclaration commune, les dirigeants du Danemark, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Norvège, de l’Espagne, de la Suède, des Pays-Bas et du Royaume-Uni ont assuré que cette action ne visait aucun peuple. Ils ont affirmé vouloir défendre le leur. Volodymyr Zelensky a salué sur X un bouclier puissant sur toute l’Europe, plus rapide et moins coûteux à mettre en place.

De son côté, Emmanuel Macron a parlé d’un réveil stratégique des Européens. Il a souligné leur détermination à se défendre, un message adressé à la Russie mais aussi aux États-Unis. Lors de son dernier discours aux Armées avant le 14-Juillet, le président français a martelé que l’Europe était en train de devenir une puissance. Il a promis de défendre la paix et la liberté au prix du sang s’il le fallait, tout en réaffirmant une ligne de non-belligérance. Moscou a immédiatement réagi. Le porte-parole du Kremlin a qualifié la coalition d’illuminés et de va-t-en-guerre, persuadés qu’ils peuvent infliger une défaite stratégique à la Russie.

La réunion visait aussi à augmenter la pression sur Moscou, notamment en ciblant sa flotte fantôme de pétroliers pour couper les financements de la guerre. Une force multinationale pour l’Ukraine doit commencer des exercices cet automne pour montrer sa crédibilité. Emmanuel Macron a également appelé à poursuivre les projets industriels européens en matière de défense, refusant le nationalisme après l’échec du projet d’avion de combat franco-allemand. Le contexte évolue. Donald Trump se montre plus enclin à soutenir Kiev, tandis que l’Ukraine frappe quotidiennement les raffineries russes et que l’armée russe piétine dans le Donbass, perdant plus de mille hommes chaque jour.

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