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Trump intensifie les frappes sur l’Iran tout en laissant la porte ouverte à un accord
Les États-Unis ont lancé une troisième nuit consécutive de bombardements contre l’Iran. Malgré l’escalade, Donald Trump affirme qu’un accord avec Téhéran…


Les États-Unis ont lancé une troisième nuit consécutive de bombardements contre l’Iran. Malgré l’escalade, Donald Trump affirme qu’un accord avec Téhéran reste sur la table.
Les bombardements américains se poursuivent sans répit. Dans la nuit de mardi, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a lancé une nouvelle salve de frappes contre l’Iran. Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, une ville portuaire stratégique du sud du pays, située sur le détroit d’Ormuz. Donald Trump a prévenu que les frappes allaient continuer « fort ce soir et demain », ajoutant que les dirigeants iraniens ne pouvaient « rien faire contre » ces attaques. Pourtant, quelques heures plus tard, depuis la Maison Blanche, le président américain a estimé qu’un accord avec Téhéran était « possible », laissant planer une ambiguïté entre escalade militaire et tentative de négociation.
Le détroit d’Ormuz est au cœur des tensions. Donald Trump a annoncé que les États-Unis prendraient le contrôle de ce passage maritime vital et rétabliraient le blocus des ports iraniens dès mardi soir. Il a également exigé une redevance de 20% sur la valeur des cargaisons transitant par le détroit, une mesure qui défie le droit international garantissant la liberté de navigation. En réponse, le chef de la diplomatie iranienne a ironisé sur le réseau social X, affirmant que l’Iran resterait le gardien du détroit et que 20% était « trop », avant de proposer un taux « équitable ». Les Gardiens de la Révolution accusent les États-Unis de mettre en péril l’approvisionnement mondial en pétrole. Les cours du brut ont bondi de près de 10% lundi, le baril de Brent atteignant 83,30 dollars. Le secrétaire général de l’ONU a exprimé sa « profonde inquiétude ».
Le conflit a repris après une accalmie fragile. Un cessez-le-feu était entré en vigueur début avril, puis entériné en juin, mais il a volé en éclats après des attaques contre des navires tentant de franchir le détroit d’Ormuz. Donald Trump a déclaré le cessez-le-feu « terminé » et envoyé une notice officielle au Congrès pour confirmer la reprise du conflit. De son côté, l’Iran accuse les États-Unis et Israël d’avoir déclenché les hostilités et affirme ne pas avoir violé ses engagements. Des médiateurs comme le Qatar, le Pakistan et Oman tentent de « prévenir une escalade », mais le ton monte. Le conseiller militaire du guide suprême a averti que le détroit d’Ormuz était « plus important que des dizaines de bombes atomiques » et que l’Iran le protégerait. Les bombardements américains ont touché l’ouest et le sud de l’Iran, notamment l’île de Qeshm et la province du Khouzistan. Vingt-cinq personnes ont été tuées depuis mercredi. En représailles, les Gardiens de la Révolution ont bombardé des installations américaines à Oman, Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.
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