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Premier déplacement chahuté pour Marine Le Pen et Jordan Bardella

Le duo Le Pen-Bardella a écourté sa visite sur un marché de la Sarthe mercredi. Entre manifestants à casseroles et sympathisants bruyants, la campagne…

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Premier déplacement chahuté pour Marine Le Pen et Jordan Bardella

Le duo Le Pen-Bardella a écourté sa visite sur un marché de la Sarthe mercredi. Entre manifestants à casseroles et sympathisants bruyants, la campagne commence sous tension.

C’était censé être un grand jour de lancement. Marine Le Pen et Jordan Bardella avaient choisi La Flèche pour leur premier déplacement officiel après l’annonce de la candidature de la cheffe de file du RN à la présidentielle. Mais l’ambiance a rapidement tourné à la cacophonie. Armés de casseroles, des manifestants venus avec des drapeaux LFI et écologistes ont scandé « Pas de délinquants au gouvernement » dès l’arrivée du couple politique. Face à eux, une foule de sympathisants, en majorité des retraités, répondait par des « Marine présidente ». La star du jour est apparue souriante, main dans la main avec Jordan Bardella, et a tenté d’avancer dans le marché. Mais au bout d’une vingtaine de minutes, coincés par les badauds et les selfies, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont dû battre en retraite. Ils se sont engouffrés dans une voiture pour rejoindre l’Hôtel de Ville avec des élus locaux.

Marine Le Pen a rapidement réagi, appelant le ministère de l’Intérieur à garantir une campagne « sans violences » pour tous les candidats. De son côté, Jordan Bardella s’est montré plus discret, assurant « n’éprouver ni soulagement ni déception » et promettant de « travailler main dans la main » avec la candidate. Mais le ton a changé quand les questions ont fusé sur sa situation judiciaire. Marine Le Pen, qui a été condamnée en appel et privée d’éligibilité provisoire, a martelé son innocence et promis un pourvoi en cassation. « Je ne vais pas passer la campagne à vous faire des analyses juridiques », a-t-elle lancé agacée à la presse. Elle a balayé d’une formule la question d’un éventuel bracelet électronique en cas de rejet de son pourvoi : « Avec des si, on met Paris en bouteille ». Avant de conclure, bravache : « Il faut risquer pour gagner. »

Les images de cette première sortie chaotique donnent le ton d’une campagne qui s’annonce agitée. Entre les partisans qui crient leur soutien et les opposants qui ne lâchent rien, Marine Le Pen cherche à imposer son récit : elle est une candidate comme les autres, malgré ses ennuis judiciaires. Mais la stratégie pourrait se heurter à une réalité tenace, celle d’une opinion publique divisée et de sorties de terrain de plus en plus sous pression. Le prochain déplacement dira si le RN parvient à reprendre la main ou si la contestation s’invite à chaque étape.

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