Faits Divers
Nouvelle audition du suspect dans l’affaire Lyhanna pour meurtre et viol
Ce mercredi, Jérôme Barella est entendu par le juge d’instruction à Agen. L’homme est suspecté d’avoir violé et tué la collégienne de 11 ans, retrouvée…

Ce mercredi, Jérôme Barella est entendu par le juge d’instruction à Agen. L’homme est suspecté d’avoir violé et tué la collégienne de 11 ans, retrouvée morte début juin.
L’enquête sur la mort de Lyhanna franchit une nouvelle étape judiciaire. Le principal suspect, âgé de 41 ans, a été conduit ce matin devant le juge d’instruction. Un convoi de police et de gendarmerie est entré dans l’enceinte du palais de justice d’Agen vers 9h15. Jusqu’à présent, Jérôme Barella n’était mis en examen que pour enlèvement et séquestration. Mais l’autopsie du corps de l’enfant a changé la donne. Ses résultats, connus le 24 juin, ont montré que Lyhanna avait été violée. Le parquet a donc réclamé des charges beaucoup plus lourdes, pour meurtre et viol sur mineure de quinze ans.
Les faits ont bouleversé le pays. Lyhanna avait disparu le vendredi 29 mai à la sortie de son collège à Fleurance, dans le Gers. Des témoins l’avaient vue monter dans la voiture de Jérôme Barella, un intérimaire du village. Immédiatement, un vaste dispositif de recherches avait été déployé. Le corps de la fillette a finalement été retrouvé le 4 juin dans un silo agricole désaffecté. Un lieu que le suspect connaissait pour y avoir travaillé. L’autopsie n’a pas déterminé avec certitude la cause du décès, mais elle a confirmé le viol. Depuis son arrestation, Jérôme Barella est incarcéré à l’isolement à la prison de Mont-de-Marsan.
Cette affaire a mis en lumière de graves défaillances dans le traitement des signalements. Avant la mort de Lyhanna, plusieurs plaintes pour violences sexuelles sur enfants avaient été déposées contre le même homme. Notamment une en août 2025, par la mère d’une autre fillette de 11 ans qui accusait Jérôme Barella de viols répétés. Ces plaintes n’avaient pas abouti. Un pré-rapport d’inspection, dévoilé le 22 juin, parle de manques de suivi, de coordination et de pilotage dans l’enquête. Depuis, une vague d’indignation et de colère a traversé la France. Des milliers de citoyens, souvent en famille, se sont rassemblés devant les tribunaux. À l’appel d’associations féministes, ils réclament une loi globale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants.
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