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Elle était devenue une cible

Ann Widdecombe, figure connue de la droite britannique et porte-parole du parti anti-immigration Reform UK, a été assassinée chez elle. La police…

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Elle était devenue une cible

Ann Widdecombe, figure connue de la droite britannique et porte-parole du parti anti-immigration Reform UK, a été assassinée chez elle. La police antiterroriste affirme qu’il s’agissait d’une attaque délibérée, alors que le suspect, un homme de 28 ans, est déjà derrière les barreaux.

Le corps d’Ann Widdecombe a été découvert jeudi dernier dans sa maison de Haytor, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Il portait des blessures graves, selon les enquêteurs. L’ancienne députée conservatrice, âgée de 78 ans, était devenue ces dernières années l’une des voix les plus fortes du courant anti-immigration au Royaume-Uni. Elle avait quitté le parti Tory en 2019 pour rejoindre Nigel Farage et son parti Reform UK, dont elle était la porte-parole.

Le chef de la police antiterroriste, Laurence Taylor, a donné une conférence de presse mardi. Il a été clair : il ne s’agissait pas d’un acte au hasard. « C’était une attaque ciblée », a-t-il déclaré, tout en précisant que l’enquête était encore en cours. Les enquêteurs cherchent à comprendre l’ampleur de la préparation et les motivations précises. Plusieurs pistes sont explorées.

Un suspect a été interpellé samedi soir dans le nord de l’Angleterre. C’est un « ressortissant britannique blanc » âgé de 28 ans. Il est soupçonné de meurtre, mais aussi d’avoir « commis, préparé ou incité à commettre des actes de terrorisme ». Sa détention a été prolongée, comme le permet la légération antiterroriste, pour une durée pouvant aller jusqu’à sept jours.

Cette affaire a provoqué une onde de choc politique. Devant le Parlement lundi, la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a pris la parole. Elle a souligné que ce meurtre posait des questions sur la sécurité des personnalités publiques. « La politique est une vocation pour nous, mais elle ne devrait pas être dangereuse », a-t-elle lancé. Un message qui résonne d’autant plus fort dans un pays où les tensions autour de l’immigration et de l’extrême droite sont vives.

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