Économie
L’ombre de la guerre entre Washington et Téhéran pèse sur les marchés européens
La reprise des hostilités au Moyen-Orient inquiète les places financières. Le CAC 40, le Dax et le FTSE devraient ouvrir en baisse mercredi.

La reprise des hostilités au Moyen-Orient inquiète les places financières. Le CAC 40, le Dax et le FTSE devraient ouvrir en baisse mercredi.
Les Bourses européennes s’apprêtent à démarrer la journée dans le rouge. La faute à l’escalade entre les États-Unis et l’Iran. Washington a rétabli le blocus des ports iraniens et lancé de nouvelles frappes dans la nuit. Téhéran a riposté en visant des cibles américaines en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït. Résultat, l’accord de paix signé en juin est de plus en plus menacé. La navigation dans le détroit d’Ormuz est à nouveau perturbée, ce qui pousse les prix du pétrole à la hausse. Selon les contrats à terme, le CAC 40 devrait perdre 0,21%. Le Dax allemand reculerait de 0,38%, le FTSE londonien de 0,33% et l’indice paneuropéen Stoxx 600 de 0,3%.
Le baril de pétrole continue de grimper. Le Brent, référence mondiale, a clôturé mardi à son plus haut niveau depuis le 12 juin. Mercredi, il progresse encore de 0,94% pour atteindre 85,53 dollars. Le brut américain WTI suit le mouvement avec une hausse de 0,66% à 79,86 dollars. Cette flambée de l’énergie pèse sur les marchés, qui redoutent une spirale inflationniste. Les investisseurs surveillent aussi de près la première vague de résultats d’entreprises. Parmi elles, le néerlandais ASML, fournisseur d’équipements pour semi-conducteurs, sera particulièrement scruté. Le secteur des puces est crucial pour l’intelligence artificielle, mais son avenir reste incertain.
D’autres éléments influencent la tendance. Les chiffres de l’inflation américaine, plus faibles que prévu, ont un peu calmé les craintes de hausse des taux de la Fed. Mais ce répit pourrait être de courte durée si les tensions dans le détroit d’Ormuz s’aggravent. La Banque centrale européenne, elle, dit ne pas voir de risque inflationniste direct lié à la guerre, mais surveille les effets indirects. Côté Chine, le PIB du deuxième trimestre a déçu avec une croissance de 4,3%, inférieure aux attentes. La demande intérieure reste molle et le choc pétrolier lié au conflit iranien pèse sur l’économie. À Wall Street, la séance de mardi s’est terminée en hausse grâce à des résultats solides de banques comme Goldman Sachs. Mais IBM a chuté de plus de 25% après avoir prévenu que ses clients réorientent leurs dépenses vers l’IA, au détriment des logiciels traditionnels. En Asie, Tokyo et Séoul progressent, portés par le ralentissement de l’inflation américaine, tandis que les Bourses chinoises sont partagées.
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