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Les Bleus « concassés au milieu » selon Lizarazu

L’ancien champion du monde 1998 livre un constat amer après l’élimination de la France contre l’Espagne (0-2). Il pointe surtout une différence de niveau…

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Les Bleus « concassés au milieu » selon Lizarazu

L’ancien champion du monde 1998 livre un constat amer après l’élimination de la France contre l’Espagne (0-2). Il pointe surtout une différence de niveau flagrante dans l’entrejeu et n’épargne pas Aurélien Tchouameni.

Bixente Lizarazu ne tourne pas autour du pot. Pour lui, la défaite des Bleus mardi soir ne doit rien au hasard. L’Espagne a tout simplement été plus forte, plus technique, plus collective. Dans une analyse livrée à chaud, l’ancien latéral gauche parle d’une « maîtrise technique supérieure » et d’un football « d’un autre moule ». Son regard est sans concession : les Français ont subi, sans jamais réussir à inverser la tendance. Le milieu de terrain, en particulier, a été le théâtre de la démonstration espagnole.

Lizarazu met en lumière le rôle clé de Rodri, qu’il juge « fantastique », et évoque les entrants Pedri ou Merino comme des armes supplémentaires. Pour lui, la différence s’est jouée là. Les Tricolores ont été « concassés » dans ce secteur. Et le consultant a une explication précise. Il observe qu’à certains moments, Aurélien Tchouameni reculait très bas, presque en position de troisième défenseur central. Résultat : Adrien Rabiot se retrouvait isolé pour aller au combat dans l’entrejeu. Une infériorité numérique auto-infligée, selon Lizarazu, qui accentue la domination espagnole.

Le champion du monde 1998 ne s’arrête pas à Tchouameni. Il note aussi des « énormes faillites individuelles », notamment de Michael Olise, totalement à côté de son sujet. Mais au-delà des noms, c’est l’absence de révolte collective qui le frappe. Aucun sursaut, aucun sentiment qu’une remontée était possible. Lizarazu conclut que les Bleus, jusqu’ici épargnés par une forte adversité, sont tombés sur une équipe qui n’avait peur de personne. Et qui a démontré que, comparé à ce collectif espagnol, le leur n’était pas aussi solide qu’on le pensait.

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