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Uber met le paquet pour avaler son concurrent Delivery Hero

Le géant américain lance une OPA à 14,8 milliards de dollars sur la plateforme allemande de livraison de repas. Objectif : étendre son empire dans le…

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Uber met le paquet pour avaler son concurrent Delivery Hero

Le géant américain lance une OPA à 14,8 milliards de dollars sur la plateforme allemande de livraison de repas. Objectif : étendre son empire dans le monde entier. Mais cette méga-acquisition risque de faire grincer des dents les autorités de la concurrence.

Uber ne veut pas seulement dominer les courses de voitures. Il veut aussi régner sur vos repas. Le groupe vient de dégainer une offre publique d’achat sur Delivery Hero, le poids lourd allemand de la livraison à domicile. Le montant est colossal : près de 15 milliards de dollars. Concrètement, Uber propose 41,50 euros en cash par action. C’est 34 % de plus que le cours moyen des trois derniers mois. Une prime qui sent la détermination.

Mais ce rachat ne se fera pas sans conditions. Uber exige d’obtenir au moins 50 % des actions plus une. Et ce n’est pas tout : le groupe américain s’est déjà assuré une base solide. Avec les dérivés, il contrôle déjà près de 37 % de Delivery Hero. De son côté, le principal actionnaire de la cible, Prosus, a accepté de vendre sa part d’un peu moins de 17 %. Le jeu semble bien avancé.

Pourtant, l’opération ne va pas plaire à tout le monde. Car Delivery Hero est présent en Europe, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique latine. Uber Eats aussi. Leurs routes se croisent. Et quand deux géants de la livraison fusionnent, les régulateurs de la concurrence ouvrent l’œil. Pour calmer le jeu, Delivery Hero a déjà accepté de céder une partie de ses activités sur 14 marchés. Une branche revendue 1,4 milliard d’euros à la société d’investissement américaine SSW Partners. Une manière de préparer le terrain, même si l’issue n’est pas garantie.

En Bourse, l’action Delivery Hero reculait légèrement jeudi matin. Un signe que les marchés restent prudents. Car derrière l’offre alléchante se cachent des négociations complexes et des obstacles réglementaires qui pourraient ralentir, voire faire capoter, cette fusion géante.

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