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Merz s’accroche à ses chances face à la poussée de l’extrême droite dans l’Est allemand

Le chancelier allemand promet de tout faire pour empêcher l’AfD de gouverner une région cet automne. Mais les intentions de vote placent le parti…

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Merz s’accroche à ses chances face à la poussée de l’extrême droite dans l’Est allemand

Le chancelier allemand promet de tout faire pour empêcher l’AfD de gouverner une région cet automne. Mais les intentions de vote placent le parti d’extrême droite en tête, et sa propre cote de popularité s’effondre.

Friedrich Merz a pris la parole ce mercredi pour affirmer qu’il reste confiant. Le dirigeant conservateur veut croire que son camp pourra contenir la progression de l’Alternative pour l’Allemagne lors des élections régionales de septembre dans trois Länder de l’Est. Il vise notamment la Saxe-Anhalt et le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, où l’AfD est donnée largement favorite. Merz a même assuré qu’il se rendra sur place cet été pour faire campagne en personne.

Pourtant, les chiffres donnent du grain à moudre aux inquiétudes. En Saxe-Anhalt, l’AfD recueillerait plus de 40 % des intentions de vote, soit près de vingt points d’avance sur les conservateurs de Merz. Dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, le parti prorusse et anti-migrants flirte avec les 35 %. À Berlin, la bataille s’annonce serrée avec quatre autres formations. Un tel score permettrait à l’extrême droite de prendre la tête de sa première région allemande.

Le chancelier tente de minimiser la situation en rappelant que la dynamique dans l’Est est singulière. Il refuse pour l’instant d’envisager les conséquences personnelles d’une défaite, tout en reconnaissant que le mécontentement est réel. Une enquête récente montre que 85 % des Allemands se disent insatisfaits de son action. Plusieurs médias ont même rapporté que sa propre branche locale en Saxe-Anhalt aurait choisi de ne pas l’inviter à son congrès, signe d’un rejet qui dépasse les clivages habituels.

Merz défend malgré tout le bilan de sa coalition avec les sociaux-démocrates. Il assure que le gouvernement a trouvé son rythme et qu’il tient ses promesses, malgré une économie atone et une démographie vieillissante. Il voit dans les mauvais sondages un stimulant pour travailler encore plus dur. Mais à l’approche du scrutin, les électeurs de l’Est semblent surtout attendre un changement radical, et l’AfD capitalise sur ce sentiment.

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