Politique
Trump relance ses accusations sans preuve contre la Chine et le système électoral américain
Le président américain a dénoncé des vulnérabilités « choquantes » dans le vote, visant Pékin et laissant planer l’idée d’une contestation des élections de…


Le président américain a dénoncé des vulnérabilités « choquantes » dans le vote, visant Pékin et laissant planer l’idée d’une contestation des élections de mi-mandat. Sans jamais fournir de preuves, il répète son vieux refrain sur une prétendue fraude massive en 2020.
Donald Trump a profité d’une allocution télévisée d’une demi-heure pour relancer ses attaques contre le système électoral américain. Il a qualifié de « choquantes » les failles qui, selon lui, menacent la démocratie. Sans surprise, il a de nouveau accusé la Chine d’avoir piraté les données de 220 millions d’électeurs, une affirmation qu’il n’a jamais étayée. Pourtant, il insiste, affirmant que des documents qu’il veut déclassifier prouveraient cette opération de piratage massive. Mais aucun expert indépendant ni décision de justice n’a validé ses allégations.
Pékin a immédiatement démenti. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a qualifié les accusations de « pures inventions et calomnies malveillantes ». Il a rappelé que la Chine n’a aucun intérêt pour les élections américaines. De nombreux spécialistes soulignent que les fichiers d’électeurs sont largement accessibles publiquement et que, même en cas de téléchargement illégal, cela n’aurait aucune incidence sur les résultats. Stephen Richer, expert conservateur, a expliqué que ces données ne permettent pas de modifier un vote. Rick Hasen, professeur de droit électoral, a résumé le discours de Trump comme un énième recyclage d’arguments infondés.
Ce discours intervient alors que les élections de mi-mandat approchent. Les républicains risquent de perdre leur faible majorité au Congrès, ce qui fragiliserait Trump et pourrait déclencher une nouvelle procédure de destitution. Pour ses opposants, cette sortie vise à jeter le discrédit sur le processus électoral, afin de pouvoir contester les résultats si son camp perd. Trump s’en est aussi pris aux médias, accusant NBC et ABC de faire partie d’un complot pour avoir refusé de diffuser son allocution en direct. Il a réclamé le retrait de leurs licences, sans fondement juridique. Le chef démocrate Chuck Schumer a dénoncé une tentative de semer le chaos et de subvertir les élections. Une fois de plus, Trump prépare le terrain pour ne pas reconnaître une défaite qu’il juge impossible.
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