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Pomas sous le choc après une tornade hors norme

Dans l’Aude, le village de Pomas panse ses plaies après une tornade d’une violence rare. Plus de la moitié des maisons sont endommagées, mais aucun mort…

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Pomas sous le choc après une tornade hors norme

Dans l’Aude, le village de Pomas panse ses plaies après une tornade d’une violence rare. Plus de la moitié des maisons sont endommagées, mais aucun mort n’est à déplorer.

Au lendemain de la tornade qui a frappé Pomas lundi vers 17h20, les habitants découvrent un paysage de désolation. Les toits arrachés sont recouverts de bâches bleues et vertes, maintenues tant bien que mal. Dans les champs en contrebas, une chaise longue broyée, des morceaux de grillage, de la laine de verre et des plaques de tôle témoignent de la violence des vents. Sur les 500 habitations de la commune, 300 ont été endommagées. Une centaine d’entre elles pourraient même être inhabitables. Mais le bilan humain reste bien plus léger que le bilan matériel. Une cinquantaine de personnes sont passées par le centre de secours installé dans la salle polyvalente, et vingt ont été hospitalisées. Le préfet de l’Aude assure que leur état ne suscite aucune inquiétude.

Les opérations de sécurisation sont en cours. Des équipes spécialisées s’activent pour déblayer les décombres et consolider les habitations. Le principal danger, explique le préfet, c’est de voir un bâtiment s’effondrer sur ceux qui ont déjà été touchés. Jusqu’à 120 sapeurs-pompiers ont été mobilisés sur le site, avec des renforts venus de l’Hérault et de la Haute-Garonne. Le village est aussi placé sous surveillance de la gendarmerie pour empêcher d’éventuels pillages. Le maire Hervé Giné est clair. Personne ne viendra profiter du malheur des gens.

L’école du village, elle, est en grande partie détruite. Impossible de rouvrir pour la rentrée du 1er septembre. Les enfants seront donc accueillis dans les communes environnantes, grâce à la coordination entre Carcassonne Agglo et l’Éducation nationale. Le village a connu des coupures d’électricité et plusieurs routes restent interdites à la circulation, mais la situation revient progressivement à la normale.

Dans ce chaos, la solidarité prend le relais. Au barrage dressé en bas du village, des proches des sinistrés attendent de pouvoir entrer, chargés de provisions. José Gomes, venu de Trèbes, raconte son ami dont la maison s’est effondrée alors qu’il se trouvait à l’intérieur. Blessé à la tête et aux côtes, il est déjà sorti de l’hôpital. Abdallah Wakkas, lui, est venu chercher ses deux petits-enfants de 13 et 17 ans pour les emmener dans le Minervois. Leur grand-mère a perdu la toiture de sa maison, mais personne n’a été blessé. Beaucoup de sinistrés ont dormi dans la salle polyvalente ou chez des proches, et le traumatisme reste vif.

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