Nous rejoindre sur les réseaux

Europe

Au Kosovo, un pacte inédit pour briser deux ans de blocage

Les deux rivaux politiques kosovars viennent de sceller une alliance inattendue. Leur but est simple, élire un président et relancer le pays sur la voie…

Article

le

Au Kosovo, un pacte inédit pour briser deux ans de blocage

Les deux rivaux politiques kosovars viennent de sceller une alliance inattendue. Leur but est simple, élire un président et relancer le pays sur la voie des réformes européennes.

Le blocage politique qui paralysait le Kosovo depuis près de deux ans semble toucher à sa fin. Les deux principaux partis du pays, le Vetevendosje du Premier ministre par intérim Albin Kurti et la Ligue démocratique du Kosovo, ont annoncé lundi leur soutien commun à un candidat unique pour la présidence. Il s’agit de Bekim Sejdiu, un professeur de droit de 51 ans, passé par l’ambassade du Kosovo en Turquie et par le consulat général à New York.

Cet accord est une bouffée d’oxygène dans un paysage politique très morcelé. Aux élections législatives anticipées du 7 juin, la formation d’Albin Kurti a remporté 58 sièges sur 120. C’est un score important, mais insuffisant pour atteindre la majorité des deux tiers exigée pour élire un chef de l’État. En s’alliant avec la LDK, qui dispose de 18 sièges, et en réunissant les voix des partis représentant les minorités, le compteur peut dépasser les 80 voix nécessaires. Un poste essentiellement honorifique, certes, mais dont l’élection conditionne la stabilité politique.

Cet enjeu dépasse largement les querelles de partis. Le Kosovo, l’un des pays les plus pauvres d’Europe, espère intégrer l’Union européenne. Bruxelles le répète inlassablement. Il faut des institutions stables pour mener les réformes indispensables à l’adhésion. Or l’instabilité politique a déjà coûté cher. Elle a repoussé les chantiers de modernisation et ralenti l’accès aux financements européens. L’échec de la précédente élection présidentielle avait d’ailleurs provoqué ces législatives anticipées, les troisièmes en moins de dix-huit mois. De quoi donner tout son poids à la déclaration de Bekim Sejdiu, « Nous espérons et sommes convaincus que la République du Kosovo, comme elle l’a si souvent fait, trouvera une nouvelle fois le moyen d’aller de l’avant et de relever les défis majeurs qui nous attendent ».

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus